Lutte contre l’excision : L’UNFPA prime des journalistes burkinabè

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Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA Burkina Faso) a organisé la première édition du « Prix Mariam Lamizana pour l’abandon des mutilations génitales féminines ». Ce prix destiné aux hommes et femmes de médias burkinabè a connu son épilogue ce jeudi 23 novembre 2017 à Ouagadougou. Des journalistes ont été primés au cours d’une cérémonie officielle de remise de prix.

Onze productions médiatiques ont participé au premier « Prix Mariam Lamizana pour l’abandon des mutilations génitales féminines ». Les membres du jury, à travers leur porte-parole, Alassane Karama, Rédacteur en Chef au quotidien d’Etat Sidwaya, ont noté une participation moyenne à cette édition.

Le concours était ouvert aux journalistes de la télévision, de la radio, de la presse écrite et de la presse en ligne. La note, selon le jury, est moyenne également. Les journalistes ont été invités à participer massivement aux prochaines éditions.

Un seul lauréat officiel a été primé ce jeudi 23 novembre 2017 lors de la cérémonie officielle de remise des prix. Deux autres journalistes ont reçu des prix d’encouragement. La cérémonie était placée sous le patronage de l’épouse du Chef de l’Etat, Sika Kaboré, en présence de plusieurs autres personnalités.

Palmarès des prix

Le premier prix est revenu à Da Dalou Mathieu de la Radio RTB 2 Sud-Ouest. Le prix est composé d’un montant de 500.000 FCFA, d’un ordinateur et d’une attestation de participation. Deux prix d’encouragement ont été décernés à Adèle Dondassé de la Radio Savane FM, et à Madjouma Bakayoko de la RTB Radio.

Elles ont reçu, chacune, un ordinateur et une attestation de participation. Le super prix promis n’a pas reçu de gagnant, ainsi que les catégories Presse écrite, Presse en ligne et Télévision. Pour la Représentante résidente de l’UNFPA, Dr Edwige Adékambi Domingo, ce prix appartient aux journalistes et chaque journaliste devrait participer à partir de l’année prochaine aux autres éditions.

La cérémonie de ce 23 novembre a été aussi marquée par la remise d’un trophée et un certificat de reconnaissance à Mariam Lamizana pour « sa précieuse contribution à la lutte contre les MGF ». « Ce prix représente la reconnaissance d’un gigantesque travail », a laissé entendre Mariam Lamizana. Le nom « prix Mariam Lamizana pour l’abandon des mutilations génitales féminines » en dit long sur le combat mené par cette ancienne ministre burkinabè de l’action sociale et de la solidarité nationale pour l’abandon de l’excision notamment au Burkina et en Afrique.

Militante des droits de la femme et de l’enfant, Mariam Lamizana a très vite brillée par son engagement dans la lutte contre la pratique des MGF. La force de son engagement pour ces questions tire sa source, selon divers témoignages, de sa volonté d’apporter sa contribution à l’amélioration de l’état de santé et à la promotion et la protection des droits des femmes et des enfants burkinabè.

L’actuelle Présidente de l’ONG Voix de femmes, et du Comité interafricain sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants, a occupé plusieurs fonctions au sein de l’administration publique. « Nous voudrions, à travers ce prix, lui rendre un vibrant hommage pendant qu’elle est toujours à nos côtés », a fait comprendre la Représentante résidente de l’UNFPA.

Noufou KINDO avec Jules César KABORE

Burkina 24

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Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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