Burkina : « Ne jamais oublier » de rendre hommage aux soldats qui sont au front

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Le médiateur du Faso Saran Sérémé appelle les Burkinabè à être « des forces de proposition » que les autorités se doivent d’écouter pour la construction du Burkina Faso avec un dépassement des divergences et des différences.

Approchée à sa descente de la tribune officielle après l’intervention du chef de l’Etat, le médiateur du Faso a partagé sa lecture du comportement à observer autour des forces de défense et de sécurité qui ont fait montre de « leurs compétences ». Et avec « toutes les composantes réunies seulement en mettant en exergue les compétences des fils et filles depuis notre indépendance », Saran Sérémé voit en cela un message interpellateur à s’ « unir au-delà des divergences, des incompréhensions pour construire le Burkina Faso ». Pour elle, les soldats font des sacrifices au front et « il ne faut jamais l’oublier ». En attendant, Saran Sérémé n’a pas caché la « fierté » qu’elle éprouve pour les forces de défense et de sécurité.  

Dans une interview (qui paraît ce 12 décembre 2017) Alpha Barry, ministre des affaires étrangères, est revenu sur le commentaire du président français au cours du point de presse à Kossyam le 28 novembre.

« Quand l’Afrique a été menacée, je pense au Mali voisin, la France est venue et la France est là. C’est naturel. Nous ne nous posons pas d’autres questions. Je veux rendre hommage aux milliers de soldats français qui se battent au quotidien pour la stabilité en Afrique et dans la région. Je veux rendre hommage en particulier aux jeunes soldats et leurs femmes qui sont tombés pour l’Afrique. Il ne faut jamais l’oublier. Je souhaite que jamais les Africains ne l’oublient que jamais les Français ne doivent oublier les jeunes Africains qui sont venus périr lorsque la France a été attaquée », avait commenté le président Macron en réaction au sujet de la grenade lancée la veille lors du passage d’un convoi de militaires français dans la capitale Ouagadougou.

S’en remémorant, Alpha Barry s’est étonné des réactions des internautes burkinabè qu’il note suite aux attaques dont sont victimes les troupes burkinabè sur le front contre le terrorisme. « Au Burkina ici, note le chef de la diplomatie, lorsqu’il y a une attaque, comme ça arrive très souvent dans le nord du pays, parfois on ne sent même pas l’émotion chez certaines personnes ».

Le ministère des affaires étrangères s’étonne de voir qu’ « au moment où on dit qu’il y a des gendarmes qui sont morts ici, des militaires sont morts par-là, c’est en ce moment que les gens sont sur Facebook en train d’attaquer soit le gouvernement, soit l’armée au lieu de créer une cohésion autour de cette situation ».

Indigné par ce constat contraire à « la réaction de Macron, son attachement à ces soldats (français) » et qui ne conçoit pas que « que quelqu’un les banalise de cette manière », Alpha Barry estime après cela qu’ « il faut qu’on tire leçons de tout ça ».

Tout ça, c’est aussi les soldats tombés sur le champ de bataille les semaines et les mois précédents et qui « ne sont pas les victimes d’une réaction à la venue du président français » au Burkina mais celles « du terrorisme et d’un terrorisme mortifère contre lequel la France et le Burkina Faso sont côte à côte » avait déclaré Emmanuel Macron.

Et le médiateur du Faso de conclure par un appel à être « des forces de proposition » que les dirigeants doivent écouter pour « ensemble construire le Burkina Faso ».

Oui KOETA

Burkina24          

Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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