Gratuité des soins : Save The Children plaide auprès des députés

L’ONG « Save the children » au Burkina Faso a organisé un atelier ce mardi 12 décembre 2017 avec le réseau des parlementaires pour la promotion des droits de l’enfant (REPRODEN). L’objectif est de plaider pour que le gouvernement renforce le budget pour la gratuité des soins des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes.

La santé de la mère et de l’enfant est au cœur de la politique burkinabè vue les mesures prise par le gouvernement. Mais des défis restent à relever  pour le bien-être de la mère et de l’enfant. En effet, « Save the children » a organisé un atelier pour faire l’état des lieux de la gratuité des soins de santé au Burkina. Selon cette ONG, 25 milliards de FCFA étaient nécessaires pour la gratuité de soins.

Mais le gouvernement n’a pu mobiliser cette somme. 17 milliards de F CFA ont été réunis en 2017, 15 milliards de F CFA sont prévus pour 2018, a indiqué Emilie Fernandes, directrice de « Save the Children ». Cela montre l’insuffisance du budget alloué pour cette lutte. Conscient que les parlementaires, adoptent le budget, l’ONG s’en remet à eux. « On souhaite l’accompagnement du REPRODEN, pour augmenter ce budget au niveau du gouvernement », a-t-elle expliqué.

Quant à Fatimata Korbéogo, député, et membre du Réseau pour la promotion des droits de l’enfant (REPRODEN), elle a rappelé qu’ils ont pour mission d’adopter le budget que l’Etat leur présente. « Tout commence par le budget(…). Pour résoudre les problèmes, il faut que nous mettons à la disposition de l’exécutif un budget conséquent pour qu’il puisse résoudre les problèmes des populations ». Elle a promis de s’engager dans cette lutte.

Une autre thématique a été abordée au cours de cet atelier. Il s’agit de la problématique du mariage d’enfants au Burkina. « 8 ministres, 6 femmes de ministre et la première dame du Burkina Faso ont montré leur engagement… », a soutenu Emilie Fernandes. Il est donc important d’engager les parlementaires sur cette problématique qui est capitale sur le développement du pays, a-t-elle conclu.

Irmine KINDA

Burkina 24



Rédaction B24

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