Korhogo : Les élèves décrètent les congés de Noël, parents d’élèves et policiers s’affrontent

Parents d’élèves et forces de l’ordre ont croisé le fer dans la nuit du 15 au 16 décembre 2017 à Korhogo, localité située dans le nord de la Côte d’Ivoire. Les raisons de ces scènes inhabituelles sont que les parents d’élèves tenaient coûte-que-coûte à libérer leurs enfants emprisonnés à la suite de violences dont ils auraient été auteurs.

A l’instar de plusieurs villes en Côte d’Ivoire, ces derniers jours ont été marqués par un regain de violence dans les établissements scolaires, les élèves ayant décrété de façon unilatérale le début des congés de Noël, censés débuter selon le calendrier officiel le 22 décembre prochain.

A Korhogo, dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 décembre 2017, plusieurs dizaines de familles d’élèves munies de pierres et de gourdins ont tenté de mettre à sac le commissariat de police de la ville pour libérer leurs progénitures incarcérées.  La riposte des policiers s’est faite avec l’usage de gaz lacrymogènes.

« Si vous ne libérez pas nos enfants, nous allons brûler ce commissariat » a menacé l’un des meneurs des manifestants. « L’ordre d’arrestation de vos enfants vient de madame la Ministre de l’Éducation nationale… », a rétorqué une autorité policière de la ville.

Ces enfants détenus dans les geôles du commissariat de police de Korhogo sont accusés de violences sur leurs amis écoliers et sur des professeurs afin de les obliger à mettre fin aux cours et mieux, à anticiper les congés de Noël longs de 10 jours qu’ils jugent trop courts. Les assaillants espèrent ainsi les prolonger afin d’obtenir trois (3) semaines d’oisiveté et de célébration de la nouvelle année. Plusieurs professeurs et élèves avaient été blessés.

En Côte d’Ivoire, ce phénomène d’anticipation des congés de Noël est une tradition qui date de plus d’une décennie et que les différente ministres en charge de l’Education Nationale n’arrivent pas à juguler malgré les mesures coercitives adoptées.

Plusieurs chefs d’établissements face à l’impuissance de contenir les assauts des élèves assaillants, ont opté pour la fermeture de leurs écoles. Cette semaine encore, les choses devraient davantage se généraliser comme pour dire « le 22 Décembre, c’est maintenant! ».

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                      Burkina24



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