Cadastre minier : Toutes les informations bientôt en ligne

717 0

Dans le cadre de la modernisation du cadastre minier, le ministre des mines et des carrières a pris un arrêté pour suspendre les activités de gestion des titres miniers et autorisations pour une période de deux (02) mois allant du 1er décembre 2017 au 31 janvier 2018. Pour constater l’état d’avancement des travaux, sur initiative de l’Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso (AJM-BF), une vingtaine de journalistes ont visité les locaux du Cadastre minier le mardi 19 décembre 2017.

La Direction générale du cadastre minier a vu le jour en 2001 et depuis, les actes délivrés avaient été gérés de façon manuelle. Mais actuellement, elle administre plus de 1.000 documents liés aux permis en matière d’exploration ou d’exploitation minière. Dans la période allant du 1er décembre 2017 au 31 janvier 2018, les services du Cadastre minier ne recevaient aucune demande.

« La gestion étaient presque manuelle »

Point d’entrée de toute activité minière au Burkina et qualifiés de « maternité des titres miniers » par Malboulaye Nombré, Secrétaire général du ministère des mines et des carrières, les services du Cadastre minier sont en voie de modernisation. Celle-ci qui consiste à l’informatisation du service vise à « offrir un service rapide pour attirer les investisseurs dans le secteur minier, mais également pour assurer la transparence », indique M. Nombré.

En sus de la formation du personnel, de la mise en place de serveurs, une plateforme sera mise en ligne à la fin des travaux pour permettre aux usagers ainsi qu’à la population d’être informes « en temps réel » des octrois des différents documents. Cette plateforme fait la cartographie des permis et autorisations dans le but d’assurer le payement convenable les taxes superficiaires et éviter les chevauchements des terrains.

La modernisation du Cadastre minier a été possible avec le soutien de la Banque mondiale qui a déboursé 1,5 milliard de F CFA. « Depuis 10 ans, le cadastre minier a fait ses preuves, mais a montré par la suite des limites parce que la gestion était presque manuelle et vu que le nombre de permis était croissant, la gestion devenait difficile », s’est expliqué Malboulaye Nombré.

« Le gouvernement est vraiment engagé sur le chemin de la modernisation du Cadastre »

A la date du 19 décembre 2017, le Secrétaire général du ministère des mines et des carrières indique que le taux de réalisation physique est de 90% de même que le taux financier. L’archivage dans le nouveau système informatique a déjà commencé et tout sera fait, promet-il, qu’à la date du 31 janvier 2018, les services soient prêts pour la réouverture.

Selon Elie Kaboré, président de l’Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso (AJM-BF), « ce que nous avons pu voir est que le gouvernement est vraiment engagé sur le chemin de la modernisation du Cadastre ». La publication prévue des titres miniers a également été saluée par Elie Kaboré : « depuis l’extérieur, on pourra savoir sur quel espace, qui détient quel titre et sur quelle superficie », dit-il.

A noter en rappel qu’en 2017, 765 permis de recherche ont été enregistrés ainsi que 45 autorisations d’exploitation artisanale (AEA), 27 permis d’exploitation semi-mécanisée, 54 autorisations d’exploitation permanente de substances de carrière et 16 permis industriels dont 12 mines en exploitation.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre