Commissaire Honoré  Kientega : « Il faut une vraie politique criminelle »

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Le Service régional de la police judiciaire (SRPJ) a présenté ce jeudi 21 décembre 2017, un réseau de malfrats de vol à mains armées à Ouagadougou. Ce groupe était spécialisé dans les vols d’argent dans les boutiques Orange Money, des services publics et privés et de domiciles.

Le SRPJ,  après plusieurs plaintes déposées par les populations, a mis la main sur un groupe de malfrats opérant dans la ville de Ouagadougou et environs, de Pô et de Galgouli. Il s’agit de deux groupes.

Selon le commissaire de la SRPJ, Honoré D. Kientega, les malfrats opèrent entre 12h et 19h dans les boutiques Orange Money. Il affirme qu’ils « se déplacent au nombre de 2, 3 ou 4 avec une personne armée et ciblent les boutiques Orange Money. Et une fois à l’intérieur, ils procèdent à des fouilles et s’emparent de tout numéraire et appareils électroniques ».

Pour les entreprises privées, ils opèrent de 1h à 3h du matin. Ils pénètrent dans les bureaux par « effractions et s’emparent des numéraires, ordinateurs et téléphones portables, après avoir ligoté les gardiens », dixit le commissaire

Quant aux receleurs, ils s’occupent de l’écoulement des objets volés. Les biens saisis par la police au cours de l’enquête sont, entre autres, 5 vélomoteurs dont 3 Sirius et 2 scooter, 1 tricycles, 1 voiture HYANDAI, 3 postes téléviseurs écran plasma, 3 bouteilles de gaz, 5 batteries, 3 ventilateurs, 2 pistolets de marque TISAS dont 1 est de calibre 7,65 mm, 2 chargeurs et 4 minutions, et l’autre de calibre 22 mm,  un chargeur et 44 minutions.

Le commissaire a affirmé qu’aucune perte en vie humaine n’a été causée par ces malfrats, mais « nous cherchons toujours pour voir si le monsieur qui a été tué les mois précédents n’est pas leur victime ».

Parmi les 5 malfrats arrêtés, 3 sont des repris de justice et le commissaire trouve qu’il y a un problème d’insertion sociale. Selon lui, « il faut une vraie politique criminelle. En plus de l’éducation formelle dans les Maisons d’arrêt et de correction, il faut la contribution de tous pour permettre leur intégration ».

De mars à novembre 2017, les malfrats ont commis 10 vols à mains armées. Pour le groupe principal,  4 sont aux arrêts et 1 en cavale. En ce qui concerne le groupe des receleurs, 1 est aux arrêts et 2 en cavale. La SRPJ espère trouver les malfrats en cavale d’ici la fin du mois de décembre 2017.

Burkina24



Rédaction B24

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