Coopération Chine Taïwan-Burkina : Partage d’expérience à Ziniaré

2011 0

Maïmouna Ouédraogo, une députée de l’Oubritenga et membre du groupe d’amitié Chine Taïwan -Burkina Faso, après un voyage d’étude dans ce pays, revient pour partager ses connaissances avec la population. C’était ce mercredi 27 décembre 2017 à Ziniaré.

L’agriculture occupe plus de 80% de la population du Burkina Faso. Dans un contexte marqué par les aléas climatiques, il est nécessaire de renforcer la capacité des producteurs aux bonnes pratiques agricoles afin d’accroître la productivité et la production dans le pays.

L’Etat à lui seul ne peut pas tout faire. C’est pourquoi des initiatives privées sont à encourager dans ce sens. C’est une réalité qui a été bien comprise par la députée de l’Oubritenga, Maimouna Ouédraogo. « Nous avons effectué un voyage d’étude cette année en Chine Taïwan. On s’est rendu compte que l’on pouvait profiter de l’expérience et de l’appui de ce pays. C’est ainsi, que nous avons initié cette formation à l’endroit des jeunes et des femmes », a-t-elle expliqué.

Une formation initiée avec l’accompagnement de la Chine-Taiwan à travers le groupe d’amitié Chine Taiwan-Burkina Faso dont elle est membre. Maimouna Ouédraogo a rappelé qu’« en optant d’être membre de groupe d’amitié, c’est pour faire bénéficier les populations de l’Oubritenga de l’expérience et de l’accompagnement de ce pays très dynamique et entreprenant ».

Le présidium de la cérémonie de lancement

A l’écouter, elle a pu avoir le soutien de la république de Chine Taiwan afin d’accompagner 70 personnes en métiers polyvalents composées de 35 jeunes et de 35 femmes. Il s’agit d’une formation dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage et de la  maraîcher-culture du 27 au 29 décembre 2017 à Ziniaré. Une formation suivie de l’acquisition de matériels pour mettre en application les connaissances acquises lors de cette formation.

Hermann Sawadogo, le formateur

Selon Maimouna Ouédraogo, la province de l’Oubritenga dispose d’énormes potentialités dans la maraîcher-culture. Et cette formation permettra de distiller les rudiments nécessaires pour lutter contre la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie de la population à travers l’auto-emploi.

Hermann Sawadogo, le formateur,  a laissé entendre que la formation était indispensable pour le développement d’un pays. Il a pris l’exemple de la Chine populaire en 1945, qui était un pays pauvre, mais est ensuite devenue la première puissance économique du monde.

« La superficie de la Chine Taïwan ne dépasse pas la ville de Ouahigouya, mais arrive à travailler pour nourrir et soutenir plus de 7 pays en Afrique. C’est seulement  le travail. Seul l’entrepreneuriat procure le développement d’un pays. Les Burkinabè peuvent nourrir le Burkina Faso. Il faut la formation », a-t-il lancé.

Jules César KABORE

Burkina 24



Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *