Jean-Martin Coulibaly : «On peut fonder l’espoir que cette crise est bientôt derrière nous »

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Le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a débuté ce vendredi 29 décembre 2017 un Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) extraordinaire. L’objectif est d’adopter le plan d’actions du département pour l’année 2018.

Grève dans le système éducatif

Le présent CASEM se tient dans un contexte marqué par les remous sociaux au sein du département. Le ministre en charge de l’éducation nationale, Jean-Martin Coulibaly, a affirmé sa disponibilité au dialogue avec les acteurs du système éducatif.

 Il a également précisé que le gouvernement est très attentif à la situation sociale que connait le MENA. « Le dossier est pris en charge. Le gouvernement a fait ses propositions aux partenaires sociaux et attend un retour d’appréciation des propositions afin que les deux parties se mettent sur la table et puissent examiner points par points pour trouver le compromis », a-t-il fait comprendre.

« On peut fonder l’espoir que cette crise est bientôt derrière nous. Car il y a la volonté de part et d’autre de traiter les problèmes et de trouver des solutions »,  a espéré Jean-Martin Coulibaly.

CASEM

L’année 2017 tire vers sa fin. L’heure est au bilan et aux perspectives. Ce présent Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) extraordinaire du Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA) est consacré exclusivement à l’adoption du plan d’action de 2018.

Le plan d’action est un outil d’opérationnalisation par excellence de la stratégie sectorielle de développement sur une période à venir. Il s’agit d’identifier les activités à réaliser et les ressources à mobiliser à cet effet. Pour le MENA, c’est la traduction des ambitions du département en termes de l’offre et de l’amélioration de la qualité de l’éducation en 2018 et le bilan de la mise en œuvre des activités de l’année écoulée.

Le bilan de l’année 2017

Le taux brut de pré-scolarisation au niveau national a connu une hausse, passant de 2,9% en 2015-2016 à 3,5 % en 2016-2017. Par contre,  le taux brut d’admission au primaire est passé de 101,5% en 2015-2016 à 102,6% en 2016-2017 soit une progression de 1,1 point. On retient que les taux bruts des scolarisations au post-primaire et au secondaire sont passés respectivement  à 49% et à 16,2%.

 « Il y a motif à se réjouir, mais nous pensons que ces efforts sont encore insuffisants », a lancé Jean-Martin Coulibaly.

Les participants au CASEM

Mais il a signalé que cette progression n’est pas suffisamment importante au regard du défi démographique que connait le Burkina Faso.

« Nous avons à peu près 620 000 enfants qui arrivent en CP1 chaque année. Comment faire que ces enfants soient accueillis dans des conditions idoines et reçoivent une éducation de qualité ? », telle est la problématique que le ministre a déploré.

Selon lui, si de nombreux objectifs ont été atteints, les défis demeurent nombreux et c’est sur ces éléments que met l’accent du plan d’action 2018.

 Le plan d’action 2018

Le plan d’action 2018 du Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation est indexé sur la question des salles d’emprunt dans le post-primaire, des nombreuses écoles encore sous paillote et la problématique de la mobilisation et de la gestion rationnelle des ressources financières, matérielles et humaines, du développement de l’enseignement et la formation technique et professionnelle et l’amélioration de l’éducation formelle et non formelle.

A l’entame de la rencontre, une minute de silence a été observée à l’endroit des collaborateurs notamment les victimes des actions de terrorisme et de banditisme dans la région du Nord.

Le ministre a encouragé les enseignants du Nord pour l’esprit de sacrifice, malgré l’adversité, qui se battent pour distiller l’éducation.

Jules César KABORE

Burkina 24



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