Audition de Diabré : « Je ne partage pas du tout cette plainte» (Daouda Simboro)

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Le député Daouda Simboro, président du groupe parlementaire UPC/RD, était à Nouna le mercredi 3 janvier 2018 où il a fait au public le point sur la vie de l’assemblée nationale exercice 2017. Les faits marquants au sein de l’hémicycle pendant l’année écoulée ont été passés en revue. Réagissant à l’actualité marquée par l’audition le 2 janvier dernier de Zephirin Diabré par la gendarmerie concernant sa plainte contre Simon Compaoré, Daouda Simboro estime que le président de l’UPC aurait dû trouver mieux à faire

Cet exercice de redevabilité est le deuxième du genre auquel s’est soumis le député Daouda Simboro après celui qui a eu lieu il y a un an jour pour jour. «C’est une obligation légale pour les élus. J’étais le premier député à le faire dès le 3 janvier 2017. Je suis de nouveau là pour rendre compte à la population qui m’a envoyé à la représentation nationale », a-t-il dit.

C’est devant un parterre de monde, majoritairement constitué de jeunes et de femmes venus des quatre coins de la Kossi que le député a livré son bilan. La rencontre a débuté par une minute de silence à la mémoire des personnes tombées sous les balles des terroristes dans la province, l’année dernière.  Dans son compte rendu sur les activités de l’hémicycle exercice 2017, Daouda Simboro a signifié que l’année écoulée a particulièrement été éprouvante pour la représentation nationale avec notamment le décès de son président Salif Diallo.

Les remous au sein de l’Union Pour le Progrès et le Changement, occasionnés par la création du groupe parlementaire UPC/RD a aussi été un des faits saillants en 2017 au sein de l’assemblée nationale. «Je crois que maintenant chacun a mis de l’eau dans son vin. Etant donné que c’est légitime et légal, on passe à autre chose. On va essayer de travailler pour le bonheur des populations. Quant à notre position, d’aucun pense que nous ne sommes plus de l’opposition. Nous, on a une préoccupation unique, c’est le bien-être du Burkina Faso »,  a-t-il dit.

58 lois ont été votées l’année écoulée dont l’une des plus importantes est celle portant sur le Partenariat publique privé (PPP).  Sur ce point, la population de la Kossi a voulu savoir quelle est leur part du gâteau. 

Les échanges directs ont également permis aux participants de demander à leur député d’aider à rectifier la mise en œuvre de certaines politiques de l’Etat telle que la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de 0 à 5ans. « Quand les femmes emmènent leurs enfants dans les formations sanitaires, on leur donne des ordonnances et quand elles se présentent devant les dépôts pharmaceutiques de ces CSPS, les produits prescrits ne sont pas disponibles. Elles sont obligés de faire recours aux pharmacies privées. Ce qui fait que beaucoup de femmes ne fréquentent plus  les formations sanitaires publiques parce qu’elles ne bénéficient plus de soins de qualité », a expliqué, Mema Sanogo, fortement acclamée par les autres femmes.

Au sujet de l’affaire « tranquilos » qui fait l’objet de plainte déposée par Zéphirin Diabré contre Simon Compaoré, Daouda Simboro a réagi en ces termes : « Cette plainte me laisse pantois quand je regarde la carrure de Zéphirin Diabré. Le pays est confronté à des difficultés plus sérieuses pour qu’une personnalité de sa trempe aille déposer une plainte pour port illégal d’arme. Je suis de son parti mais je ne partage pas du tout cette plainte.  Il faut qu’on travaille à développer le Burkina plutôt qu’à essayer de glisser des peaux de bananes sous les pieds des uns et des autres. Ça ne le grandit pas. Qu’il se détourne de cela pour revenir sur le chemin d’un opposant républicain comme il nous a fait croire dès le départ ».

M.K

Pour Burkina24

Rédaction B24

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Il y a 2 commentaires

  1. Et pourtant je soutiens pleinement Mr Simboro! Car si ce n’est pas par fidélité à leur option de tout voir en noir, les supporteurs de Diabré sur ce coup-là, devraient être assez matures pour comprendre qu’en tant que premier responsable de ce département, Simon a tous les droits pour inciter les soldats à l’action, y compris celui de porter un treillis, un gilet pare-balle et n »importe quelle arme! En la matière, si le verbe ne suffit pas pour sensibiliser, on peut bel et bien agir pour montrer aux FDS que l’on est comme eux, et qu’on serait prêt à tout faire comme eux si notre rang le permettait, il n’y a aucun mal à cela. Jetez un coup d’oeil sur le Mali, où l’on a vu tout récemment les représentants de la commission « Défense » à l »Assemblée, se déplacer dans les casernes, pour aller fêter le nouvel an en treillis avec les militaires.

  2. C’est dommage de voir un élu du peuple avoir un raisonnement aussi bas. Qu’il laisse son adversité que je suppose avec son parti d’origine et réfléchisse comme un intellectuel. Si ce n’est pas une question de politique, dans quel monde un ministre peut-il se comporter ainsi et faire de notre pays la risée de tous. J’aurais plutôt apprécié qu’il analyse les deux actes c’est à dire l’événement en tant que tel avant de juger la plainte du président de l’UPC.
    La politique aveugle tout le monde de nos jours au Faso et supplante le bon sens des bonnes gens.

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