Guézouma Sanogo : “Les femmes sont rares” sur les plateaux de débat

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Des journalistes burkinabè ont pris part au forum international des femmes journalistes au Sénégal il y a de cela un mois. Il a été question à ce forum, d’égalité et d’équité du genre sans oublier la sécurité qui est un phénomène d’actualité. L’atelier de 48 heures qui se tient du 23 au 24 janvier 2018 a pour objectif de restituer les connaissances acquises au cours de ce forum et de voir dans quelle mesure, l’Association des journalistes du Burkina, (AJB) pourra travailler à peaufiner la place de la femme journaliste au Burkina Faso.

Un atelier de formation réunit des journalistes du Burkina pour prendre connaissance de ce qui a été dit au forum qui s’est tenu à Dakar il y a de cela un mois. Une des journalistes (Aminata Sanou, journaliste de l’Express du Faso à Bobo-Dioulasso) qui a pris part à ce forum a fait un petit briefing. Et à l’en croire, le Burkina Faso, ne figure pas en mauvaise place par rapport aux autres pays.

« Le Burkina Faso ne figure pas en mauvaise place parce que dans certains pays européens à compétence égale, l’égalité des salaires n’est pas encore acquise, la clause de conscience dont bénéficient les journalistes du Burkina, les journalistes du Burkina ne peuvent plus être poursuivis dans le cadre de leur métier. On ne figure pas sur une mauvaise place. Mais on peut travailler à peaufiner la place du journaliste », a expliqué Aminata Sanou.

Guezouma Sanogo, président de l’association des journalistes du Burkina, a rappelé que l’AJB est dans la dynamique du soutien au genre depuis plus d’une décennie. « Nous avons formé des femmes sur le leadership féminin… Le prix de la meilleure femme journaliste» sont autant d’actes qui montrent que l’AJB a le souci du bien-être de la femme journaliste.

Les participants à la formation

Selon le président de l’AJB, chaque journaliste  doit œuvrer à l’amélioration des conditions des femmes journalistes. « Au Burkina il y a beaucoup de plateaux. Il y a des débats chaque week-end. Il y a des débats de presse partout, mais les femmes sont rares sur ces plateaux. Nous allons voir les animateurs de ces programmes pour comprendre si les animateurs ont des problèmes avec les femmes. Est-ce qu’ils pensent que les femmes ne peuvent pas être sur le plateau. Amener les gens à sortir un peu de leur sexisme et donner la parole aux femmes », a indiqué  Guezouma Sanogo.

«Les inégalités et les différents harcèlements seront mûrement réfléchis et longuement débattus au cours de cet atelier», a indiqué Guezouma Sanogp.

La question du genre ne devrait pas être vue comme une affaire de femme. C’est à cela que le président de l’AJB invite les hommes à voir dans quelle mesure ils peuvent donner un coup de pouce à cette problématique.

Irmine KINDA

Burkina24



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