Côte d’Ivoire : un député mis en examen pour « violences sur agent de police » puis libéré

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À la suite d’une altercation avec un agent de police, le député Yah Touré a été mis en examen ce lundi 29 Janvier et rélâché quelques heures plus tard. 

L’actualité en Côte d’Ivoire est marquée par l’hallucinante affaire du député Yah Touré ayant porté une gifle à un agent de police. Les témoignages recoupés ça et là font état que le vendredi 26 janvier à un feu tricolore particulièrement embouteillé dans la commune de Cocody, Abidjan, la capitale ivoirienne, le député Yah Touré et une agent de police en charge de la régulation de la circulation s’empoignent. Les raisons: Le député se serait approché de la dame en tenue pour noter son patronyme inscrit sur le côté gauche de sa tenue de service car il aurait déploré la gestion des passages par cette dernière.

Une altercation éclate et se solde par une gifle du parlementaire. Deux jours plus tard, le dimanche 28 janvier, alors que le député croyait l’incident clos, une convocation de la préfecture de police lui est présentée à son domicile.

Il est aussitôt mis en examen à la suite d’un interrogatoire qui  a débuté le même jour dans la soirée. Il sera déféré devant le parquet du tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau le lundi 29 janvier 2018 et devra répondre de ses actes. Le procureur décide alors de le mettre en examen pour « outrage » et « violences sur agent de police, dans l’exercice de ses fonctions ».

Au moment où il devrait passer sa première nuit à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) en vue de son jugement imminent, son institution rentre dans la danse et dénonce la procédure de flagrant délit, tout en exigeant, « la suspension de la poursuite du député en application des dispositions de l’article 92, alinéa 3 de la Constitution, et de l’article 45 alinéa 3 du règlement de l’Assemblée nationale », relative à l’immunité parlementaire du député.

Dans la foulée, des responsables de Jeunes de sa formation politique, le PDCI, parti dirigé par Henri Konan Bédié et une journaliste-photographe-reporter, sont interpellés et placés en garde à vue par le tribunal du Plateau sous le motif de « troubles à l’ordre public ».

Ils ont été tous libérés dans la soirée de ce lundi 29 Janvier 2018.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                                Burkina24



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