Dengue, fièvre jaune : L’Afrique de l’Ouest encore plus vigilante

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Le contrôle vectoriel et la surveillance des maladies comme la dengue, la fièvre jaune et le chikungunya, inquiètent les pays de l’Afrique de l’Ouest. Chercheurs et acteurs du domaine sont réunis à Ouagadougou pour améliorer leurs capacités en matière de surveillance, de prévention et de riposte de ces maladies dites émergentes.

Un environnement hostile, des caniveaux mal entretenus, des eaux stagnantes sont des conditions permettant aux moustiques de se développer soudainement. Les pays de l’Afrique de l’Ouest ont essuyé plusieurs épidémies causées par des moustiques. Les pays de cette partie du continent, qui ont connu au moins une épidémie, ont des leçons à partager avec d’autres Etats. Il urge de combler l’insuffisance de la gestion intégrée et l’absence d’actions concertées.

Les analystes en sont convaincus. Et c’est ce partage d’expériences qui pourrait permettre aux différents Etats de choisir les meilleures pratiques en fonction des contextes pour éventuellement surveiller, prévenir ou riposter en cas d’épidémie. « Mieux vaut prévenir que guérir », dit-on. Les chercheurs et acteurs du domaine de la santé des pays ouest africains n’attendent pas une probable situation épouvantable avant d’agir.

Ils mutualisent leurs efforts pour renforcer leurs capacités en matière de surveillance, de prévention et de riposte des maladies arboviroses notamment la dengue, la fièvre jaune, les encéphalites, le chikungunya, etc. Ils sont réunis en atelier du 30 janvier au 1er février 2018 dans la Capitale burkinabè dans le souci d’améliorer le contrôle vectoriel desdites maladies.

« Pour renforcer la surveillance sous-régionale des maladies émergentes, il faut effectivement réunir les chercheurs et leurs partenaires pour étudier les stratégies afin de renforcer d’abord les compétences des acteurs de terrain et mettre à leur disposition les outils nécessaires pour riposter contre les éventuelles épidémies », a expliqué Dr Meté Bonkoungou, représentant du ministre burkinabè de la santé.

Ce Conseiller technique du département de la santé a fait comprendre qu’il s’agit de maladies en pleine extension géographique. Près de 4 milliards d’individus sont exposés au virus de la dengue à travers le monde. Au Burkina à la date du 19 janvier 2018, 15.096 cas suspects de dengue ont été officiellement notifiés causant une trentaine de décès. En 2017, plusieurs cas de dengue et de fièvre jaune ont été signalés notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Nigéria.

L’atelier sous-régional de trois jours permettra non seulement de mettre en place un dispositif de surveillance, mais surtout d’élaborer une feuille de route sous-régionale en réponse à ces maladies émergentes qui pullulent dans les cités africaines. Le Dr Fousséni Dao de l’OMS reconnait que la coordination et la collaboration à tous les niveaux permettront d’améliorer considérablement la surveillance des arboviroses en Afrique de l’Ouest.

Noufou KINDO

Burkina 24



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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