Remaniement ministériel : « L’iguane ressemble à son trou »

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Avec cette configuration, « il n’y a rien à redire » sur le gouvernement Paul Kaba Thieba III pour l’Union pour le progrès et le changement (UPC). Pour Le Faso Autrement, le remaniement n’est qu’« un jeu de chaises musicales » incluant des « arrangements de chapelle ».

« Il n’y a pas un fait majeur à signaler. C’est un classique », considère Rabi Yaméogo, porte-parole de l’UPC. Avec une augmentation de l’effectif qui ne passe pas inaperçue. De 29 ministres en janvier 2016,  le gouvernement est passé à 32 en février 2017 avec un membre de plus en février 2018, soit 33 ministres. Rabi Yaméogo ne perçoit « pas un changement majeur ». A ses yeux, « c’est le même système qu’il faut revoir » en procédant à « des réformes fortes ».

Pour le président du parti Le Faso Autrement, ce dernier remaniement est « un non-événement » . Face à « une situation extrêmement difficile », Ablassé Ouédraogo dans un communiqué espérait que le Chef de l’Etat « constituerait une équipe gouvernementale à même d’apporter des solutions à [ces] difficultés et de répondre [aux] profondes aspirations » des Burkinabè.

Il ne cache ainsi pas sa « désillusion totale et générale » suite à ce remaniement qu’il qualifie d’un « jeu de chaises musicales » avec l’accord de places « une fois encore plus important » aux « intérêts partisans et les arrangements de chapelle ». A l’UPC,  ils notent que « ce sont les mêmes hommes qu’on a pris et enlever quelques-uns ».

 

L’arrivée du député Bachir Ismael Ouédraogo, sécrétaire national de la jeunesse du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) à l’énergie et de Harouna Kaboré issu de la société civile au poste de ministre du commerce,de l’industrie et de l’artisanat laisse entrevoir une part belle accordée à la jeunesse.

Cela ne représente cependant pas un critère clé pour le porte-parole de l’UPC. « Le problème n’est pas les jeunes. C’est le système, insiste Rabi Yaméogo. Même si on composait un gouvernement uniquement que des jeunes,  ou de femmes, tant que le système va demeurer, il n’y aura pas de résultats ».

Pour le porte-parole de ce parti d’opposition « l’iguane ressemble à son trou ». La crise de l’éducation, pour lui n’est pas à imputer à un ministre mais au système de gouvernance, car, « ceux qui sont partis dit-il, ne sont pas à eux seuls responsables de ce qui n’a pas marché (…). Donc, il faut une équipe forte, des actions de rupture ».

Oui Koueta

Burkina24

Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

Il y a 1 commentaire

  1. M.Diabré disait sous le régime Compaoré , qu’il était un opposant républicain, un contre-pouvoir qui n’est pas systématiquement contre le pouvoir. Pour cette raison, il dit qu’il critiquera et félicitera quand c’est nécessaire. Apparemment, cet engagement était un pacte sournois de connivence entre Diabré et son ancien chef Blaise Compaoré. Il ne met plus en application ce principe avec le régime du président Kaboré, qui a pourtant été son camarade de lutte pour une transition démocratique. M.Diabré doit savoir qu’en politique, le respect de la parole donnée est capital au risque d’être figé comme un démagogue et perdre toute crédibilité. L’UPC a visiblement choisi de peindre tout en noir contre le régime Kaboré.Rabi Yaméogo se fait toujours porte-parole de la haine et de la violence et ne reconnait rien de positif au nouveau gouvernement. Une preuve, que quand l’UPC demande des changements dans le gouvernement, c’est juste pour des querelles de personnes et non pas pour des raisons d’objectivité. En réalité, l’UPC veut que le régime Kaboré soit en difficulté, afin d’espérer lui ravir la place. Pour cela, elle a du chemin à faire car, l’UPC est sur une pente glissante. Les récents comportements de vandalisme de militants UPC contre des députés frondeurs du parti et les agissements honteux de conseillers municipaux qui ont piétiné des documents publiquement et bloqué une session à la Mairie de Ouagadougou en janvier 2018, prouvent que l’UPC est train de se révéler comme un parti violent et anarchiste. Beaucoup de citoyens ont été indignés par ces comportements de militants UPC.Si le parti continue de la sorte, il risque de perdre la seconde place après le MPP ,au profit du CDP.L’ADF/RDA ou la NAFA viendraient à la 3è place et l’UPC pourrait se retrouver à la 4è place voire pire que cela.

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