Education : Le MENA face aux défis de la qualité et de la sécurité

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La « hache de guerre » semble enterrée au Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA). La mécanique, tombée en panne plusieurs mois durant, est en train de renaître de ses cendres. Et elle veut être encore plus dynamique, efficace et productive. Au sein du MENA, l’heure est désormais au bilan de l’année 2017 et à l’adoption du programme d’activités 2018.

Une épée de Damoclès menaçait le système éducatif burkinabè. La crise qui a secoué le ministère en charge de l’éducation nationale a connu un dénouement avec la signature d’un protocole d’accord et la nomination d’un nouveau ministre.

« Au regard de la crise qu’a connue notre département, je voudrais insister sur la nécessaire cohésion des différents acteurs du système éducatif. Le pacte social qui met au centre l’intérêt supérieur de l’apprenant doit être consolidé et entretenu par tous », est convaincu le nouveau ministre de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro.

Les acteurs du système éducatif sont conscients que le temps presse. Il faut donc faire les choses vite et bien. A commencer par l’examen des résultats atteints par les activités passées, mais surtout l’adoption du programme d’activités de 2018.

Le MENA consacre, ce 16 février 2018, son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année à ces deux principaux sujets : validation du bilan de l’année 2017 et adoption du programme d’activités de 2018.

72% de taux d’exécution réalisé en 2017…

Ce CASEM ordinaire est placé sous le thème « Face aux défis de la qualité et de la sécurité, quel engagement des acteurs pour une année scolaire réussie ? ». Il connaît la participation de plusieurs agents du ministère dont des structures syndicales, des partenaires, des services déconcentrés, etc.

En termes de bilan, le ministère a affiché un taux d’exécution globale de 72,76% de son programme d’activités de 2017. Presque un quart des activités n’ont cependant pas pu être exécutées en totalité. C’est le premier responsable du ministère qui l’atteste.

A titre d’exemple, 59 complexes équipés pour résorption de paillotes ont été construits et 35 sont en cours de réalisation. 4 nouveaux lycées pour le secondaire général ont été achevés et 6 en cours d’achèvement. Toutes les ressources notamment pour la construction de 103 logements d’enseignants, 111 latrines scolaires, 111 forages positifs ont été transférées aux autorités communales concernées.

Aperçu des participants au CASEM.

En 2017, le ministère de l’éducation a aussi, entre autres, acquis 2.400 tonnes de vivres et de matériels, 100.000 manuels au profit du préscolaire, 360.000 manuels du post primaire, 80.458 lampes solaires autonomes, 150 trousseaux de maintenance.

Mais, les défis auxquels fait face le MENA restent toujours nombreux. Les responsables du ministère souhaitent orienter leurs actions futures autour des piliers majeurs que sont la réduction des inégalités sociales, l’amélioration des résultats d’apprentissage à tous les niveaux, la résilience du système éducatif, la bonne gouvernance et l’optimisation du financement de l’éducation.

Stanislas Ouaro a invité les chefs de services du ministère à rendre compte à travers les rapports périodiques sur le niveau d’exécution des activités et les contraintes éventuelles. Il a également souhaité que les agents du MENA s’inscrivent dans la dynamique enclenchée par le gouvernement dans l’utilisation d’outils modernes de programmation et de suivi-rapportage des activités.

Pour aller au-delà des 72% de taux d’exécution pour 2018, les responsables du MENA entendent se pencher aussi sur la question sécuritaire, marquée notamment par la fermeture de certains établissements dans le grand Nord. Les fruits de la rencontre conjointe entreprise entre les ministères de la sécurité, de la défense, de l’administration territoriale et de l’éducation sont attendus concernant ce point sensible.

Noufou KINDO

Burkina 24



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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