Logement au Burkina : Le ministère de l’habitat s’ouvre aux journalistes

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Le ministère de l’habitat et de l’urbanisme se veut plus ouvert sur ses actions en matière de logement. Pour ce faire, il a organisé une formation à l’endroit de la presse ce vendredi 16 février 2018 à Ouagadougou.

Le ministère de l’habitat et de l’urbanisme travaille à faire des villes des pôles de croissance et de développement socio-économique viables et de satisfaire aux besoins en logement des populations. Mais ses actions ne dissipent pas les inquiétudes des populations et suscitent des interrogations. Le ministère a jugé bon d’initier donc une formation à l’endroit des journalistes pour renforcer leur capacité sur les missions et les attributions du département.

La gestion de la ville, le contrôle des opérations de constructions et d’aménagement, les travaux sur l’apurement du passif sur le foncier urbain, le programme national de construction de logements sont autant de thématiques qui ont été abordées au cours de la formation.

Avoir un logement décent au Burkina Faso n’est pas chose facile, vu la cherté des prix. Le ministère de l’habitat et de l’urbanisme dit en être conscient et affirme travailler  à satisfaire toutes les couches sociales. Des mécanismes ou systèmes seront mis en place pour le bonheur de la population, à écouter les organisateurs de la formation.

Aperçu de journalistes à la formation

Un des thèmes qui ont été débattus à cette formation est le contrôle des opérations de construction et d’aménagement. Tout n’a pas toujours été rose entre agents du ministère de l’habitat et les « propriétaires ». Claude Kouanda, directeur de la règlementation du contentieux à la direction générale du contrôle des opérations d’aménagement et de construction, a indiqué que lors des contrôles ordinaires, les agents sortent sur le terrain, circonscrivent une zone et procèdent section par section et interpellent les propriétaires indélicats qui n’ont pas leur permis de construire. « Sur le terrain, ce n’est pas tout à fait évident. Certains ne comprennent pas malgré la sensibilisation, (..) mais au finish, on finit par se comprendre », dit-il.

Le défaut de permis de construire est assorti de sanctions, a souligné Claude Kouanda. « En zone urbaine aménagée, si le permis est de type A, (toute construction à usage d’habitation dont la superficie est inférieure à 150 m2), ça fait 200 000 FCFA. Si le permis est de catégorie B, (supérieur à 150m2) le prix est de 1 000 000 de FCFA,  et le permis de type C, (toutes constructions R+1, à niveau, les lieux de cultes, les magasins alimentations), l’amende est fixée à 2 000 000 de F CFA », a-t-il fait comprendre.

Irmine KINDA

Burkina24



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Il y a 1 commentaire

  1. Bonsoir, mais pourquoi le ministre n’en parle a aucun moment du projet indien.un marché attribué depuis le 15mars 2017a un groupe indien et plus d’une année après rien n’a poussée de terre.j’ai été engagé pour ce projet et j’ai pas rémunéré du fait du retard de démarrage. Le patron a tout suspendu q le marché de plus de 10milliards sera annulé. Quelques chose cloche des agents au sein du ministère bloque le projet pour des futilité j sais c q j’ai vu .j’ai honte ou est passé tout ce argent ? Ou sont les contrôleurs de marchés public ?

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