Viol d’une lycéenne : L’association Mys’TIC réclame justice

Ceci est une déclaration de l’Association Mys’TIC sur le viol d’une jeune lycéenne par  un groupe d’élèves à Ouagadougou.

Ces derniers jours, nous avons vu circuler sur les réseaux sociaux, une vidéo à caractère pornographique montrant l’agression d’une jeune lycéenne burkinabè du Complexe Scolaire Aurore sis à la Patte d’Oie dans la ville de Ouagadougou par un groupe de jeunes hommes. Nous dénonçons avec la plus grande énergie cet acte ignoble et souhaitons que les droits de la victime supposée soient pleinement respectés.

Les faits de cette nature tendent à se banaliser dans notre société et chez nos jeunes. Notre implication pour que la loi sur les agressions sexuelles au Burkina soit appliquée est nécessaire. Aucune tentative pour étouffer cet acte ignoble, déshonorant et humiliant ne devrait être tolérée.

Une fille burkinabè a été agressée, semble-t-il contre sa volonté. Une fille burkinabè a vu son image et sa dignité vilipendées et souillées. Une fille burkinabè a connu, outre l’agression sexuelle, les effets néfastes de l’utilisation des Tics. Cette fille burkinabè a le droit de bénéficier de la protection de la loi et du soutien (psychologique et matériel) nécessaires pour retrouver un tant soit peu sa dignité.

L’application pleine et entière de la loi 061-2015 CNT portant prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes, servira à dissuader d’autres personnes ayant ce type de projet abjecte.

Une sensibilisation périodique sur le sujet et sur l’utilisation des Tics dans les établissements scolaires et universitaires serait la bienvenue. Aussi, des cours d’auto-défense et de valorisation pour les femmes et de “masculinité positive” pour les hommes (comme au Kenya) sont souhaités pour que chaque femme et homme connaissent ses droits et ses devoirs dans la société.

Le Bureau

Vendredi, le 16 Février 2018



B24 Opinion

Les articles signés B24 Opinion sont soumis par nos lecteurs et/ou des libres penseurs et n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

2 commentaires

  1. C’est triste cette histoire la. Le viol est défini au BURKINA FASO comme un crime. Il y’a des procédures judiciaires qu’il faut suivre pour se faire entendre. Mais vous pimenté trop la sauce également .de plus si le problème est observé chez les jeunes, c’est qu’il faut condamné nos parents également et nos autorités pour détérioration de l’éducation.

  2. Comment on peut être comme ça,certaines Burkinabés n’ont pas de raison d’être.Vous dites que le viol s’est passé à l’aurore et avec une fille de l’aurore, c’est pas vrai .Le viol s’est passé en dehors de l’établissement et aussi la fille n’est pas de l’aurore.Vous pouvez contacter les autres presses pour plus d’informations ou vous rendre à l aurore.Sinon,c’est saper le nom d’une structure qui n’a rien à voir avec ça.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page