Burkina : Cap sur le mécanisme mondial de financement

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Le Burkina Faso a adhéré au mécanisme mondial de financement (GFF) de la santé. Il a été annoncé un processus d’élaboration et de mise en œuvre du dossier d’investissement  pour la santé maternelle néonatale, infantile, des adolescents et la nutrition (SRMNEA-N), par le ministère de la santé et ses partenaires d’ici fin juillet 2018. Une cérémonie de lancement officiel de cette adhésion a eu lieu ce jeudi 22 février 2018 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso s’est engagé dans un nouveau mécanisme de financement de la santé, appelé mécanisme mondial de financement (GFF). C’est par le truchement d’une lettre de manifestation d’intérêt transmise au secrétariat courant 2017, que le Burkina Faso y a adhéré, selon le ministre de la santé Nicolas Meda. En effet, toujours selon le ministre, la vision du GFF est en droite ligne avec l’engagement du Président du Faso, à savoir, le pacte national pour la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

« Plusieurs partenaires se sont mis ensemble pour voir quelles sont les interventions que le Burkina Faso veut voir financer a un certain niveau. Et c’est à nous de définir les interventions de santé que nous voulons déployer sur le territoire national, chiffrer combien cela coûte et demander au mécanisme mondial de financement de nous aider à financer (…)», a expliqué le Pr Nicolas Meda.

Des efforts sont faits par le gouvernement burkinabè pour améliorer la Santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente et de la nutrition, (SRMNEA-N), à en croire le Pr Nicolas Meda et la ministre déléguée chargée du budget, Edith Clémence Yaka. La mesure de gratuité des soins au profit des femmes et enfants de moins de 5 ans a permis au gouvernement de mobiliser environ 50 milliards de F CFA pour son financement sur les années 2016 et 2017.

L’exécutif burkinabè est conscient de l’existence de gaps pour le financement de la SRMNEA-N. Mais rassure le ministre de la santé, « le gouvernement explorera toutes les niches d’augmentation des ressources domestiques à travers, la gestion des inefficiences dans le budget du ministère de la santé, une meilleure priorisation de la prise en compte de la SRMNEA-N dans le cadre du budget programme (…) »

D’ores et déjà, les différents partenaires travailleront  sur la feuille de route retenue et élaboreront le dossier d’investissement pour la SRMNEA-N d’ici fin juillet 2018. Le ministre de la santé a laissé entendre que le gouvernement va renforcer la démocratisation des services de santé à travers une plus grande implication de la société civile et du privé dans le processus.

Irmine KINDA

Burkina24



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