Police-VADS : Ce « couple » responsable de la circulation routière

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La direction de la sécurité publique a rencontré ce 22 février 2018 les Volontaires adjoints de sécurité (VADS) à Ouagadougou.

 « A un certain moment, observe le directeur de la sécurité publique, Bassinga Pierre, quand vous travaillez avec des personnes et que vous estimez que le rendement de ces personnes est à la hauteur de vos attentes ou même au-delà, ce n’est pas superflu de marquer une halte, de les rassembler, d’échanger avec eux pour le leur faire savoir ».

Le commissaire de police Bassinga Pierre ne savait pas si bien faire. Points focaux et VADS apprécient cette halte à sa juste valeur. L’assistant de police Nanema Gaston en service au commissariat de police de l’arrondissement de Nongr-Massom est point focal VADS. Il a sous sa coupe 59 jeunes hommes et femmes qui aident à fluidifier la circulation dans 9 carrefours. La rencontre est « très importante », apprécie-t-il.

Yaguibou Nicolas officie comme VADS au commissariat central depuis 2013, date de recrutement de la première promotion. « Nous sommes vraiment très contents. Depuis le renouvellement du contrat, relève-t-il, on n’a plus eu l’occasion de faire la connaissance du nouveau point focal national ».

L’assistant Nanema se réjouit de prendre part à la rencontre, cadre idéal pour « pouvoir dire les problèmes qui minent ce travail ». Au nombre des difficultés, égrène-t-il, il y a le manque de ressources (financières), matérielles surtout (moyens de déplacement). « Nous utilisons nos propres moyens pour nous déplacer d’un point A à un point B », fait-il savoir.

 Cela s’ajoute la problématique de « l’incivisme (qui) a atteint un stade vraiment très grand ». Résultats, « il y a certaines personnes qui les insultent. D’autres arrivent même à leur porter des coups et autres ». Des propos corroborés par le VADS Nicolas Yaguibou qui relève du commissariat central de police de Ouagadougou.  « Ce n’est pas très facile le travail de VADS. La population, souvent il y a des gens qui nous félicitent. Par contre, il y a des gens qui nous manquent de respect, nous insultent. On fait avec», dit-il.

« Par votre action, il y a moins de morts »

« C’est une mission qui n’est pas dépourvue de risques. Il n’y a pas de risque zéro à être dans un carrefour », a relevé le directeur de la sécurité publique. Malgré tout,  tous continuent comme Pélagie Ilboudo de faire ce travail de réglementation de la circulation. « Dans les carrefours, ils nous aident à règlementer la circulation. Tout cela diminue les accidents, les embouteillages. C’est ce qui m’a poussé à aller là-bas », confie-t-elle. Elle plaide pour la confection de cartes professionnelles, pièces justificatives pour prouver leur appartenance à la corporation en cas de besoin.

Venu pour leur donner la latitude d’exprimer leurs doléances, le directeur de la sécurité publique s’est voulu reconnaissant face au millier de VADS de la région du Centre pour leur apport. « Nous sommes très contents du travail que vous abattez sur le terrain. Par votre action, il y a moins d’excès de vitesse, moins de violation des feux tricolores,  moins de violation des panneaux de stop, moins de personnes qui utilisent le téléphone au volent, il y a moins d’accidents, il y a moins de morts », félicite-t-il.

Le DSP était accompagné par le Commissaire divisionnaire Toni Joseph, directeur régional de la police du Centre. « Je suis satisfait de votre travail. Chaque jour, on m’interpelle quand il y a embouteillages. Et à la minute près, c’est déjà réglé. C’est vous les points focaux et eux. Voilà pourquoi je suis satisfait de votre travail », a dit lors de son adresse.

Qu’ils sachent qu’« ils ne sont pas abandonnés »

L’idée de la rencontre, a indiqué le commissaire Bassinga, c’est aussi, pour « qu’ils sachent qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ne sont pas abandonnés, que les volontaires adjoints de la sécurité et la police constituent ce couple ». Un couple à l’image du couple mère-enfant, lié par un cordon ombilical. Ainsi, lorsqu’« il y a des problèmes qui les minent, on s’organise, on fait des cotisations pour aller rendre visite à cette personne », confie l’assistant de police Nanema Gaston, point focal. Le but, c’est qu’ « elle sache qu’elle n’est pas seule ».

Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

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