Cadre de dialogue Education et Formation : Le rapport 2017 passé à la loupe

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Le rapport sectoriel de performance de l’année 2017 sur l’éducation et la formation a été présenté ce mardi 27 février 2018 au cours d’un atelier aux parties prenantes et aux partenaires techniques et financiers. Ce rapport fait le bilan des investissements dans la mise en œuvre du PNDES et sa performance de Janvier à décembre 2017.  Deux points ont été abordés : l’analyse du rapport et les perspectives pour 2018.

Cet exercice annuel du cadre sectoriel de dialogue  Education et Formation permet de rendre compte des progrès réalisés dans la mise en œuvre d’un certain nombre de points définis pour l’atteinte des objectifs du PNDES.

Ce sont, l’accès à tous  à une éducation de qualité, la disponibilité et l’employabilité des ressources humaines et l’accès à un enseignement supérieur de qualité adapté aux besoins  de la transformation structurelle de l’économie.

Cependant, l’atteinte de cet objectif global est conditionnée par la mise en œuvre de certains aspects, notamment la construction d’infrastructures éducatives et sociales, formation d’enseignants et de formateurs, entre autres.

L’enveloppe financière globale des projets et programmes des ministères concernés en 2017 s’élève à 48 983 983 060 F CFA  et le montant total décaissé est de 28 412 654 000 F CFA. Le cumul des dépenses affiche 20 361 351 000 F CFA, soit un taux de d’absorption de 71, 66%.

Le Pr Stanislas Ouaro, ministre de l’éducation nationale

On note ainsi dans le rapport qu’au terme de l’année 2017, le taux global de réalisation physique des effets est de 61,75% pour un taux d’exécution financière de 56,61%.

« Les résultats accomplis méritent d’être appréciés à leur juste valeur car il reste beaucoup à faire», a estimé Stanislas Ouaro, ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Une baisse constatée par rapport à 2016 qui était de 63% de taux d’exécution physique pour 67% pour l’exécution financière.

Un résultat qui  pourtant ne semble pas être du goût des partenaires techniques et financiers

« Je dois apprécier le taux d’exécution ici, un taux d’exécution alors qu’on ne peut pas dire qu’il est faible, il n’est pas très élevé non plus. On voit aussi qu’il est en légère baisse par rapport à 2016 », explique Geert Poorteman, chef de file des partenaires techniques et financiers.

Critiques

L’autre fait déploré par ce partenaire, le rapport est soumis à leur connaissance deux jours avant la présentation. « C’est un peu court pour que nous puissions donner une appréciation du contenu en profondeur », dit-il.

Néanmoins, il apporte des observations et commentaires : « Ces résultats posent encore le problème d’absorption de ressources financières mises à disposition et traduisent toute la difficulté de la transformation des moyens financiers en résultats.  De toute évidence,  les difficultés de mise en œuvre sont les mêmes chaque année mais malheureusement les dispositions à prendre tardent à venir pour un meilleur résultat. Le taux d’exécution n’atteint pas les 100% alors que le taux de financement est à 100%, ce qui nécessite des explications ».

Geert Poorteman, chef de file des partenaires techniques et financiers

Il n’a pas manqué aussi de souligner quelques entraves au bon déroulement des projets avant de suggérer  des dispositions à prendre pour améliorer l’efficacement des résultats tels que l’insuffisance et l’inadéquation des magasins de fournitures scolaires, la défaillance de certaines entreprises et prestataires, l’inadaptation des textes régissant les finances publiques aux textes réglementaires de certains projets programmes, l’insuffisance de personnel qualifié et motivé et bien d’autres.

Cette évaluation critique du rapport devrait permettre aux parties prenantes de déceler les insuffisances et des perspectives pour 2018 afin d’atteindre les objectifs visés.

Revelyn SOME

Burkina24



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