8-Mars : La ligue islamique honore des femmes de médias

La ligue islamique pour la paix au Faso a convié les femmes journalistes de 6 organes de presse autour d’un dîner qu’elle a organisé ce mercredi 7 mars 2018, la veille de la célébration de la journée internationale de la femme. Il s’est agi de les encourager dans leur métier.

Une trentaine de femmes journalistes réunies autour d’une même table ont pu échanger en toute convivialité et autour d’un repas avec les membres fondateurs de la Ligue Islamique Pour la Paix au Faso.

Un dîner offert à quelques heures du 8-Mars pour les encourager dans leur travail, telle a été la raison qui a guidé l’initiative.

El Adj Ousséni Tapsoba, président de la ligue islamique pour la paix au Burkina Faso

« Nous avons voulu convier ces femmes courageuses afin qu’on puisse échanger et leur dire qu’on est contents d’elles », dit El Adj Ousséni Tapsoba, président de la ligue islamique pour la paix au Faso.

Pourquoi des journalistes ?

« Si on a ciblé des femmes journalistes, ce n’est pas pour rien. Ce sont des femmes courageuses. Le milieu où elles sont, n’est pas facile. On a voulu les encourager et leur dire que la ligue pense aux femmes. On a une grande considération pour les femmes burkinabè et plus particulièrement pour les femmes journalistes », a-t-il répondu.

Et Adja Kadi Tiendrebeogo, présidente de la cellule féminine de la ligue, de les identifier comme des femmes battantes,

Adja Kadi Tiendrebeogo, présidente de la cellule féminine de la Ligue Islamique pour la Paix au Faso

parce que dit-elle, « ce n’est pas un boulot qui est facile pour la femme. Celles qui ont eu le courage d’opter pour le journalisme, la ligue ne peut que les encourager ».

Néanmoins, elle n’a pas manqué de les inviter au travail encore pour que les hommes aient le courage de recruter d’autres femmes au sein de leur institution.

« Elles doivent se surpasser pour montrer ce qu’elles savent faire et faire mieux faire que les hommes car quand la femme décide de faire quelque chose, elle le fait avec le cœur. Avant les gens disaient que quand on embauche une femme, ce n’est pas rentable parce qu’elle veut rentrer s’occuper de son mari et de son enfant. Mais aujourd’hui, les femmes journalistes concilient tout, les tâches ménagères et le boulot. Que Dieu vous bénisse pour cela».

Une invite qui n’est pas tombée dans l’oreille de sourdes. Fatim Ouédraogo, journaliste en langue à Wat FM, voit en cet acte qui n’arrive pas souvent une reconnaissance, une considération et prend sur elle la résolution de faire mieux.

Ces femmes sont reparties toutes les bras chargés de cadeaux et d’attestations en plus pour stimuler quelques-unes.

A noter que la ligue existe, il y a deux années et n’est pas à son premier ace. En effet, après être allée passer le 8-Mars avec les femmes du centre Relwendé de Tanghuin en 2016, les femmes de deux médias de la place avaient aussi bénéficié des largesses de la ligue. Le prochain 8-Mars, « ce serait toute la presse, Inch Allah ! ».

Revelyn SOME

Burkina24



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