Procès putsch manqué : Dansait-il à la salle des banquets ?

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Dès 6h du matin, ce 21 mars 2018, plusieurs Burkinabè se sont présentés à la salle des banquets de Ouaga 2000, pour assister au procès du putsch manqué. Le dispositif sécuritaire était aussi de mise. Mais pendant que le procès se tenait, d’autres situations imprévues se passaient à l’extérieur de la salle.

Lire aussi 👉 Reprise du procès du putsch : Récapitulatif de la journée du 21 mars 2018

Le jugement du dossier du coup d’Etat manqué de septembre 2015 a repris ce mercredi 21 mars 2018. Les débats sont focalisés pour l’heure sur des questions de forme. Mais, en plus des débats qui se tenaient à la salle des banquets, d’autres plus houleux se menaient à l’extérieur de ladite salle.

Les parqueurs ne semblent pas se frotter les mains.

Pour exemple, des jeunes qui n’avaient pas pu avoir accès à la salle manifestaient leur mécontentement. « Aucune loi ne dit que lorsque tu viens avant l’heure du début du procès, tu n’as plus accès à la salle. Une heure n’avait pas été fixée pour le public. On ne doit pas nous interdire de rentrer », s’est défendu l’étudiante en droit, Gisèle Farama.

Plusieurs personnes ont dû attendre la pause avant d’avoir accès à la salle des banquets. Aussi incroyable mais vrai, un jeune a failli se faire lyncher au parking situé en face de l’Ambassade du Nigéria au Burkina. Il était accusé d’avoir « dansé » dans la salle, avant le début du procès.

Un parqueur de motos et de téléphones.

« Le gars a pu se sauver. Ce n’est pas un incident. Il s’agit d’un provocateur agitateur. J’ai remarqué qu’il n’est pas à son premier forfait. Pendant le jugement des membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré, il nous a joué ce coup là-bas aussi. Il disait aux victimes « qui les a envoyées ». Nous l’avons laissé ce jour. Mais cette fois-ci frise l’excès », a déploré le coordonnateur général du Mouvement « Tous unis pour un Burkina apaisé » (TOUBA), Richard Silga.

Lors de ce deuxième jour du procès du putsch manqué, nous avons également remarqué un parqueur d’engins qui garde aussi les appareils électroniques ou smartphones de ses clients. « C’est au client de me donner ce qu’il a comme argent pour que je garde sa moto et ses appareils », nous a confié ce dernier, dans l’anonymat.

Mais les parqueurs ne semblent pas se frotter les mains ce 21 mars. « Lors du premier jour du procès, les gens continuaient à venir vers 10h. Aujourd’hui, à partir de 8h, l’affluence a baissé. Pour ce deuxième jour, si nous gagnons 10.000 FCFA, ça sera très bien. Nous parquons les motos à 200 FCFA l’unité », suppute le parqueur.

VIDÉO : Le point de la journée du 21 mars 2018

Burkina 24

 

Concernant le procès qui a été suspendu puis repris vers 16h, Maître Christophe Birba, avocat de la défense, a introduit une requête de récusation du président du Tribunal, Seydou Ouédraogo, et son magistrat conseiller.

Les débats se sont focalisés sur cette demande. L’audience a été suspendue pour reprendre demain 22 mars 2018 à partir de 8h 30. Le Tribunal se prononcera, à l’occasion, sur la nouvelle requête et les observations préliminaires de la défense.

Noufou KINDO et Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Il y a 2 commentaires

  1. AAAAAH MONSIEUR SILGA. VOTRE MOUVEMENT ”SOCIO-METEOROLOGIQUE” – TOUBA – AURAIT PLUS GAGNÉ EN VISIBILITÉ (surtout hors de nos frontières) SI VOUS LE SOULAGIEZ DE SA 2nde LETTRE ALPHABÉTIQUE ”O-SI” PESANTE QUE SA 15e PLACE DANS UNE ASSOCIATION GRAPHOLOGIQUE DE 26 MEMBRES( A à Z ) TOUS LATINOS !
    AINSI, TUBA AURAIT ÉTÉ PLUS DIGEST AVEC SON U en OU COMME S’ÉNONCE U DANS BURKINA. BON COURAGE TOUT DE MEME.

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