Eau et assainissement : Des experts formés à faire face aux situations d’urgence

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Venus de la Guinée, de la Centrafrique, de la RD Congo, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad, ils repartent certifiés en gestion d’« eau et assainissement » en situation d’urgence après dix jours passés au Burkina Faso à l’Institut international de l’eau et de l’environnement (2iE). Formation soutenue par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

« Les urgences n’attendent pas » et « il n’y a pas de planification des urgences », a indiqué Harouna Karambiri, directeur par intérim de la formation continue du 2iE. Pour éviter de se retrouver impuissant en cas d’urgences, l’institut en partenariat avec le Fonds des nation unies pour l’enfance réunit depuis neuf ans maintenant des citoyens de différents pays du continent pour faire d’eux des experts  prompts  à identifier différentes sortes de crises, à les évaluer dans les meilleurs délais et élaborer des plans de contingence pour minimiser les conséquences.

En fin de formation ce 22 mars 2018, par ailleurs journée mondiale de l’eau, célébrée sous le thème « l’eau, la réponse est dans la nature », ils ont reçu les attestations après avoir appris les rudiments nécessaires pour faire des évaluations en situation d’urgence, à monter des réponses eau, hygiène et assainissement pour alléger la souffrance des communautés en situation de catastrophes.

Une participante à la formation recevant son attestation de Mugabe Koslengar, expert en eau, hygiène et assainissement à UNICEF Burkina

« Les incidences de tout ce qui est comme catastrophes dans le monde est préoccupant. Pour UNICEF, c’est important de faire des partenariats, de regarder comment on peut renforcer les capacités des pays en termes de réponses dans les situations d’urgences », a justifié   Mugabe Koslengar, expert en eau, hygiène et assainissement à UNICEF Burkina.

Par ailleurs formateur lors des 10 jours, il s’est félicité de voir que ces Burkinabè, Guinéens, Centrafricains, Congolais (RD), Mauritaniens, Nigériens, Sénégalais et Tchadiens repartiront dans leurs différents organismes avec des instruments clés à même de permettre à leur pays d’origine de répondre efficacement aux situations d’urgence.

Pour Hamma Yacouba, secrétaire général du 2iE qui a « une longue histoire » en matière d’eau et assainissement (l’institut forme en eau et assainissement depuis 50 ans), le partenariat avec l’UNICEF relève d’une logique. A cela s’ajoute la survenue depuis un bon bout de temps, de situations d’urgence qui nécessitent une intervention rapide des techniciens.

« Nous avons avec un accompagnement de l’UNICEF imaginé cette formation ’’WASH eau et assainissement en situation d’urgence’’ pour accompagner toutes ces situations d’urgence (épidémies, inondations) dans lesquelles les populations souffrent énormément », a-t-il indiqué.

Krouhmah Boh Ibrahima est point focal WASH au ministère de la santé de la république de Guinée où « ce problème d’urgence est un problème récurrent ». Venu de ce pays qui vient « de sortir d’Ebola » et où ils ont « régulièrement des crises de choléra » associées à des inondations, des incendies, il confie avoir pris par avec intérêt « à une formation aussi importante » qui permet de « parer à beaucoup d’éventualités ».

Oui Koueta

Burkina24

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