Banque agricole : La CPF en ordre de bataille

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En attendant l’opérationnalisation de la Banque agricole au capital de 15 milliards de francs CFA, le monde paysan organisé à travers la Confédération paysanne du Faso (CPF) invite ses acteurs à se mettre à jour et en ordre afin que cette banque vive pour leur rendre les services attendus.

Au Premier ministère, d’où tout est coordonné par le directeur de cabinet, « le plus dur, c’était l’agrément ». Avec l’obtention de cet acte, il ne reste plus que l’identification de l’emplacement du siège, le recrutement du personnel et la mise en place du Conseil d’administration qui se penchera sur la nomination d’un directeur général. « Ici ce n’est pas comme si c’était le politique. C’est le conseil d’administration (avec en son sein 03 administrateurs représentants les organisations paysannes ndlr)  qui se réunit pour nommer le DG », nous explique-t-on.

En raison des « expériences d’échec que le pays a vécues », décideurs politiques et agriculteurs peaufinent un mécanisme « pour que cette banque ne subisse pas le même sort ». Référence est faite ici à l’absorption de la Banque Agricole et commerciale du Burkina (BACB) par Ecobank le 7 août 2008.  

Ce vendredi 30 mars, en assemblée générale, les représentants des organisations paysannes sous l’égide de la faitière qu’est la CPF se sont réunies pour échanger « dans un esprit de solidarité et de défense de l’agriculture familiale ». Ils se sentent interpellés par  la campagne agricole 2017-2018 déficitaire avec un déficit brut de 72 677 tonnes, situation qui les invite à mieux s’organiser pour la défense de leurs intérêts. « Il nous faut mieux nous organiser pour la conformation de nos organisations à l’acte uniforme coopératif OHADA et à la fois une opportunité mais également une menace », appelle Boureima Diallo, président de la fédération des éleveurs du Burkina et vice-président de la CPF.

C’est agissant en « bonne compréhension » de l’acte uniforme coopératif, conviennent-ils qu’ils pourront mettre en place des coopératives fortes viables capables de leur rendre les services attendus. « Par contre, si nous nous laissons manipuler ou que nous faisons des conformations de présence nous détruisons notre organisation dans un temps », alerte Boureima Diallo. Et d’inviter ensuite les organisations membres à « se pencher très sérieusement » sur cette conformation en commençant par veiller au respect de la date butoir du 31 décembre 2018 fixé par le gouvernement.

Actionnaires de la banque agricole avec « plusieurs » faîtières paysannes au sein du conseil d’administration de la banque, les organisations paysannes se félicitent des résultats de leur capacité à se mobiliser pour la défense de leurs intérêts. L’assemblée du 30 mars s’est penchée sur deux demandes d’adhésion à la CPF.

Cela témoigne aux yeux du vice-président du leadership et de la crédibilité du regroupement d’organisations paysannes. Et parce que « la pression sur les agriculteurs est forte », Boureima Diallo invite les membres au renforcement du sentiment d’appartenance à la confédération paysanne pour qu’ensemble de « façon soudée et solidaire », ils parviennent à préserver l’agriculture familiale.

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Burkina24

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