Desserte en eau potable à Bobo : L’ONEA apporte des éclaircissements

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Pendant la saison sèche, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) de la région des Haut-Bassins subit un déficit de 23 000 m 3 d’eau potable. Pour pallier ces difficultés, elle a procédé à la mise en place d’un Programme de distribution alternée, une mesure  qui ne permet pas aux abonnés concernés de disposer permanemment du liquide précieux. D’où cette rencontre tenue avec la presse ce jeudi 5 mars 2018 à la station de production d’eau potable de Nasso.

A l’ordre du jour de cette rencontre figurent « les investissements réalisés par l’ONEA ces 7 dernières années dans la ville de Bobo-Dioulasso, les contraintes actuelles en lien avec l’approvisionnement de certaines  villes relevant de la direction régional, les mesures engagées pour les surmonter  à court et moyen termes ainsi que les bons réflexes nécessaires à la gestion rationnelle de l’eau». 

Source intarissable et déficit de production

D’office, l’on retient que cet Office ne manque pas de matière première, car les ressources hydrauliques de la source sont jugées « intarissables ». Cependant, il est plutôt confronté à certaines difficultés liées aux facteurs de production. « 5% de la population résidant dans les zones très hautes du 2ème axe  subissent des ruptures en période de canicule », constate le Directeur régional de l’ONEA des Hauts-Bassins Moussa Siemdé. « Mais comme il faut aussi partager les difficultés, nous procédons parfois  à la rupture volontaire chez d’autres pour approvisionner ces derniers », ajoute-t-il. Cette disposition à court terme s’appelle la distribution alternée. Elle va de 9 heures à  une nuit sur deux. Mais des chanceux constatent simplement une baisse de pression. Quelles sont donc les raisons du déficit ?

L’Inadéquation entre les taux démographiques officiels et les besoins réels

Entre autres, les conférenciers font état des «  prévisions de besoins en eau qui sont vite dépassées à cause de l’urbanisation accélérée, l’expansion spatiale de la ville de Bobo qui ne s’effectue pas toujours avec l’ONEA,  le développement des activités économiques et la baisse des débits de forages dans les centres de Houndé et Diebougou ». C’est pourquoi malgré l’augmentation de la capacité de production censée satisfaire la demande prévisionnelle, « le taux démographique difficilement maitrisable à cause de certains facteurs comme l’exode rural ne permettent pas une adéquation entre l’estimation officielle du nombre des habitants  et les besoins réels des populations ».

Bientôt, Bobo et ses environs seront bien servis

Avant la « période chaude de l’année 2019 », l’ONEA prévoit le renforcement de son réseau à Bobo-Dioulasso avec la pose de 100 kilomètres de conduite de distribution et le raccordement de 3 forages  pour permettre la fourniture en continu de la partie de l’axe en souffrance. Les villes de Houndé, Diébougou et Niangoloko vont elles aussi bénéficier d’un raccordement de 13 nouveaux forages.

A long terme, conclut Moussa Siemdé, « de grands projets s’inscrivant en droite ligne dans la mise en œuvre du PNDES qui vise l’effectivité du droit à l’eau potable pour tous à l’horizon 2030 ». En attendant, «  nous demandons la compréhension de tous pour traverser ces moments difficiles ».

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina24 à Bobo-Dioulasso



Rédaction B24

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