Efficience dans les armées : Ils repartent du Burkina certifiés en gestion du matériel militaire

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Après 61 jours passés à l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou les 18 stagiaires issus de 13 Etats dont le pays hôte repartent avec le Certificat Technique n°2 en Gestion des matériels et approvisionnements.

Hiérarchie miliaire, instructeurs et stagiaires sont unanimes sur la nécessité d’acquérir les connaissances dispensées à l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) ex Ecole militaire technique de Ouagadougou (EMTO) pour plus d’efficience dans les armées de la sous-région.

« Vos pays ne se sont pas trompés parce que vous avez fait de bons résultats. Nos pays, nos armées ont vraiment besoin de ce genre de personnel – vous en êtes conscients – parce que nous sommes engagés sur plusieurs fronts. Nos budgets dans nos Etats sont sous tension pour la plupart. L’utilisation efficiente des ressources est pour nos Etats un grand souci », a soulevé le colonel-major Keita Sylas, directeur de la coopération militaire.

Ne sous-estimant pas le rôle central et primordial des gestionnaires de matériels et approvisionnements dans les armées, le lieutenant-colonel Hecht Fabrice, directeur des études est catégorique sur la problématique. « Toute incompétence, manque de rigueur ou d’honnêteté dans la gestion des matériels ou des ressources d’une force armée se traduit toujours par un affaiblissement de cette dernière et, à terme, une diminution de sa capacité opérationnelle », a-t-il dit dans son adresse aux 18 stagiaires de la 6ème promotion. Avant de les appeler à être les « ’’gardiens du temple’’ intègres et compétents à qui on peut confier des matériels ou des approvisionnements en toute confiance ».

Major au féminin

Avec les différents fronts, les nombreuses opérations sur lesquelles les armées de la région sont engagées avec des engins et matériels vraiment souffrants, cette attitude doit aller de soi, a fait comprendre le colonel-major Keita. « Nous avons intérêt à former des gens pour que ce matériel soit géré et entretenu au mieux », a-t-il formulé. Et d’encourager les stagiaires à agir tels des soldats « formés dans une école de prestige, qui sont consciencieux, qui savent ce qu’ils font pour que [leur] apport, [leur] concours dans [leurs] entités respectives soit perçu comme significatif ».

Mention spéciale a été faite au Sergent-chef Belemsigri Hortense Pascaline, major de la promotion qui a sur le double plan fait honneur pour le travail de qualité qui a été abattu mais aussi pour le personnel féminin qu’elle est. « En relevant le défi d’avoir pu supporter ce stage et d’avoir réussi avec brio, c’est un grand honneur qui est fait au personnel féminin », a commenté le colonel-major Keita tout en relevant que des yeux sont portés de « façon particulière » sur le personnel féminin. La major apprécie positivement « la formation (qui) est la bienvenue parce qu’elle [leur] a permis (à elle et ses frères d’armes ndlr) de mieux s’outiller pour faire face aux différents défis qui s’imposent à notre pays »

L’adjudant-chef Fané Idrissa Mali est le président de la sixième promotion. Il a fait part de sa satisfaction de voir que tout le monde a pu arriver à bon port après avoir reçu ces enseignements car sans une gestion pas de fonctionnement, sans les matériels « notre entité n’est pas opérationnelle et sans les approvisionnements pas de stock disponible ». A présent, se projette-t-il, « il faut aller maintenant prouver sur le terrain comme quoi nous avons été bien formés » après avoir bénéficié des « boites à outils »  au « Burkina, un pays qui tient à ce que la paix règne dans la sous-région ». D’où son investissement dans l’ISLO pour en faire une école inter régionale.

Réussite

Avec la fin de formation pour cette sixième promotion, l’ISLO comptabilise ainsi une réussite de 117 CT2 GMA au profit de 20 pays. « L’ISLO pour nous est un outil de coopération qui nous tient à cœur. Il nous permet d’être opérationnels à travers la formation de ces éléments. C’est aussi un outil qui permet au Burkina Faso d’être vu à l’extérieur comme étant un pays qui appuie, qui aide les autres Etats, armées à former leur personnel », défend le colonel-major Keita.

Oui Koueta

Burkina24



Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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