1er-Mai 2018 :  Les travailleurs ont marché à Koudougou

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Les organisations syndicales de la province du Boulkiémdé ont commémoré la journée internationale du travail à travers une marche- meeting  ce mardi 1er mai 2018 dans la ville de Koudougou.

Les travailleurs de la province du Boulkiémdé ont commémoré le lundi 1er mai 2018 la journée internationale du travail. Cette journée qui a été instituée en hommage aux ouvriers et ouvrières de Chicago tombés sous les balles assassines de la bourgeoisie en réclamant la journée du travail de 8 heures, constitue le symbole de la résistance de la classe ouvrière dans toutes ses composantes contre  l’oppression et l’exploitation de la bourgeoisie et pour des conditions de travail plus dignes.

L’Unité d’Action Syndicale a salué la mobilisation des travailleurs et les invite à plus de détermination et de courage dans la défense de leurs intérêts matériels et moraux. Partis du théâtre populaire de Koudougou, les marcheurs ont arpenté les différentes artères de la ville, pour se retrouver au haut-commissariat du Boulkiémdé, où ils ont remis leur cahier de doléances et le message du 1er-Mai  au haut-commissaire Amidou Soré. Celui-ci a promis de transmettre à qui de droit.

Selon Madi Bonkoungou coordonnateur régional du mois de l’unité d’action syndicale, la commémoration du 1er mai 2018 se déroule dans un contexte marqué au plan international par la lutte pour le contrôle des ressources et des marchés des pays dépendants et des néo colonies. Ces rivalités pour le repartage des zones d’influence provoquent des guerres de rapines (Lybie, Afghanistan, Irak, Syrie, Sahel…) avec pour conséquences l’aggravation de la misère et la détresse de la classe ouvrière et des peuples à travers le monde.

 D’après lui, en Afrique, c’est l’incapacité des Etats néocoloniaux à prendre en mains les questions de souveraineté nationale et à répondre aux aspirations des peuples devenus la cible pour toute forme de trafics.

Pour lui, le contexte national est marqué par l’aggravation du climat sécuritaire très délétère qui se manifeste par des attaques terroristes devenues quasi-quotidiennes dans le nord où des populations entières sont contraintes à la fuite, laissant cette partie de notre pays aux mains des terroristes. La fermeture récente du tribunal de grande instance de Djibo en atteste une fois de plus que la situation y est très préoccupante.

Et enfin, selon toujours Madi Bonkoungou, le contexte national reste également marqué par l’incapacité du pouvoir MPP et ses alliés à trouver des solutions aux préoccupations des populations des villes et campagnes.

Michel YAMEOGO

Pour Burkina24



Rédaction B24

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