Burkina : Les domestiques s’organisent pour le respect de leurs droits

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Lors de la commémoration de la Fête du travail, le mardi 1er mai 2018 à la Bourse du travail, ils ne sont pas passés inaperçus. Poings levés, une centaine de femmes et d’hommes se faisaient bien entendre devant le podium. Constat fait, il s’agit des membres de l’Association de défense des droits des aides ménagères et domestiques (ADDAD-Burkina).

Créée en 2012 et reconnue légalement en 2015, l’ADDAD s’est fixée pour objectif de « défendre les droits » des aides ménagères et des domestiques. Selon Sakinatou Ouédraogo, Secrétaire générale de l’association, les violences à leur encontre ne manquent pas. « On est discriminé, on est mis à part. C’est comme si on n’était pas des êtres humains (…). Il y a des aides ménagères dans les commissariats avec des grossesses que les patrons refusent de reconnaître », dit-elle.

A travers cette association qui regroupe près de 7.000, les aides ménagères et les domestiques veulent “plus de respect“. 

Dans ce sens, l’ADDAD-Burkina demande au gouvernement de ratifier la Convention n° 189 sur les travailleuses et travailleurs domestiques.

Dans la vidéo ci-dessus, Sakinatou Ouédraogo en dit plus. 

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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Il y a 4 commentaires

  1. Je soutien ce que Mme yerbanga à dit, si avant les domestiques étaient maltraités, mal payés… aujourd’hui la tendance s’est renversee, les femmes font bcp de concessions avec les filles, elles sont exigeantes : jours de repos, visites aux parents, permission pour aller dans leur lieu de culte etc , salaire minimal 15000f. Le pire dans tout ça c’est que bcp ne connaisse même pas ce qu’on appel travail de femmes, il faut leur apprendre tout, l’hygiène, à préparer..
    Nous les supportons sur tous les plans espérant un changement parce que ne voulant pas tout le temps changer de filles avec de perpétuel recommencement, et à la fin, elles te lâchent sans préavis , sans la moindre reconnaissance. Nous devons aussi nous mettre en association pour le respect de nos droits. Je pense que les domestiques doivent se ressaisir au risque un jour de chercher du boulot en vain parce qu’on aurait trouvé d’autres alternatives, les crèches poussent comme des champignons, les femmes de ménages se font désirés davantage.bref
    Chapeau aux filles qui ont réussi dans ce domaine et l’association gagnerait à recueillir leur témoignage pour enseigner les autres, rien n’est facile dans la vie, que chacun fasse son travail avec amour ,fidélité et intégrité. Y’a toujours une récompense.

  2. Madame Yerbanga, si ce que vous dites est pertinent dans tous les paramètres (comportements de vos servantes, vous-mêmes votre attitudes à l’égard de vos servantes, rémunération mise à part), cela serait-il suffisant pour que ces travailleurs ne posent pas la question de leurs conditions de travail? Mieux, la situation de toutes les servantes se resumerait à celles des vôtres? Ou encore les servantes et domestiques se resumeraient aux vôtres uniquement? Sinon, permettez à ces travailleurs de poser leurs problèmes. Amicalement

  3. Mme Yerbanga Mina |

    C’est bien beau ce message sur leurs droits mais elle oublie leurs obligations professionnelles j’ai plusieurs fois payer des servantes à 20000, 25000 même 30000 FCFA le mois et elle se permet de quitter sans préavis

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