Sécurité : « La situation semble être hors contrôle de l’Etat »

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La tradition a été presque respectée par l’Union d’action syndicale (UAS) le mardi 1er mai 2018 lors de la commémoration de la Fête du travail à Ouagadougou. Marche dans les artères de la ville, meeting à la Bourse du travail, la seule chose qui a manqué, c’est la remise du Cahier de doléances des syndicats au gouvernement. Celle-ci n’a pas eu lieu et pour cause, explique Olivier Guy Ouédraogo, président de mois des centrales syndicales, « nos doléances de 2017 n’ont pas été examinées ». C’est pourquoi cette année, « nous ne leur avons pas remis de cahier de doléances », a-t-il fait savoir.

Après la marche, les travailleurs se sont retrouvés à la Bourse du travail le mardi 1er mai 2018 pour un meeting entrant dans le cadre de la célébration de la Fête du travail. Au cours de celui-ci, la situation nationale marquée par la « vie chère, l’aggravation de l’insécurité » a été dépeinte par Olivier Guy Ouédraogo, président de mois des centrales syndicales.

Concernant la situation sécuritaire, après les attaques perpétrées contre l’Etat-major général des armées à Ouagadougou, l’assassinat d’une élève et l’enlèvement d’un enseignant dans le Nord, la fermeture de 219 écoles dans le Sahel et le Nord et la fermeture du Tribunal de grande instance (TGI) de Djibo, les syndicats estiment qu’ « aujourd’hui, la situation semble être hors contrôle de l’Etat ». Par ailleurs, la présence de forces armées étrangères dans le Sahel et au Nord n’est pas vue d’un bon œil. « La présence de ces forces étrangères viserait tout autre intérêt que la sécurité de nos nations », commente l’Union d’action syndicale (UAS).

L’éducation qui a connu une grande crise en 2017 avec des mois perdus dans le calendrier scolaire a également retenu l’attention de l’Union d’action syndicale (UAS). Après la signature du protocole d’accord qui a mis fin à la « guerre » entre syndicats de l’éducation et le gouvernement, l’UAS dit suivre « avec intérêt », la mise en œuvre de ce protocole. L’organisation s’est dite inquiète de la situation des élèves du Sahel et du Nord du Burkina, « privés d’éducation » parce que des écoles sont fermées du fait du terrorisme.

Sur un tout autre sujet, l’Union d’action syndicale (UAS) a exprimé sa « déception » qui « est encore plus grande » par rapport à l’évolution des dossiers pendants en justice. Les différents dossiers de crimes de sang et économiques « ne connaissent pas de traitement », selon les syndicats. Il s’agit principalement, selon eux, des crimes commis « sous le régime Compaoré », le dossier de l’insurrection populaire et du Coup d’Etat de septembre 2015.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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