PNGT 2 : Un comptoir de vente de céréales pour les femmes de Zonsé

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Au regard des « résultats mitigés des approches technicistes du sommet à la base » au lendemain de l’accession à l’indépendance, les dirigeants ont opté d’inverser la tendance à travers « une implication  progressive » des populations bénéficiaires dans l’exécution des actions de développement. Cette nouvelle approche a abouti à la création du Programme national de gestion des terroirs au cours du deuxième semestre de 2001. Actuellement dans sa phase 3, le PNGT 2 a permis au conseil régional du Centre-Est d’offrir aux femmes de l’association des vendeuses de céréales de la commune de Zonsé, une infrastructure qui les épargne à présent des intempéries mais surtout de continuer l’« œuvre gigantesque qu’elles accomplissent » pour le développement de la localité.

Le deuxième Programme national de gestions des terroirs (PNGT2) vise à « améliorer durablement la capacité productive » des populations à la base et « l’émergence d’une économie locale plus dynamique à travers des communautés rurales habilitées et menant leur propre processus de développement ». A écouter les intervenants de Zonsé ce 3 mai 2018, c’est une vision qui rencontre une volonté, des souhaits.

« Les femmes sont à la base du développement local »

« La question du bien-être de la femme est d’actualité et est la clé de voûte du développement dans nos contrées. C’est un sujet qui préoccupe à plus d’un titre le conseil municipal de Zonsé », a déclaré le maire Seydou Zampou du haut de la tribune dressée pour la circonstance. C’est même, poursuit-il, la raison pour laquelle, le conseil « a accordé une place de choix (à la femme) dans ses actions de développement ».

Ce choix n’est pas fortuit à en croire l’édile qui s’est posé en porte-parole auprès du secrétaire d’Etat en charge de la décentralisation et du gouverneur de la région présents à la cérémonie. « Ces braves femmes forment l’essentiel du monde économique de la commune » au travers le commerce des céréales, « une œuvre gigantesque qu’elles accomplissent », a indiqué le maire de la commune d’environ 30 000 âmes.

Et pourtant, les vendeuses de céréales de Zonsé connaissent des difficultés de tout genre, en particulier celles pour mener à bien des activités économiques sur la place du marché, « seul centre et poumon économique de la commune ».

Le magasin de stockage de céréales au profit des femmes de la commune de Zonsé vu de l’intérieur.

A la suite du maire, Moro Kéré, président du conseil régional du Centre-Est n’a pas caché sa joie en cette date de réception officielle de l’infrastructure réalisée grâce à l’appui du PNGT2 phase 3. Un programme qui contribue à l’orientation de la décentralisation. Avec « sa stratégie d’intervention (qui) repose sur la responsabilisation totale des acteurs pour la mise en œuvre des activités », caricature-t-il, le programme a permis au conseil régional du Centre-Est de bénéficier d’une enveloppe financière de plus de 35 millions de F CFA.

Cet appui a permis la réalisation du comptoir de vente de céréales composé d’un magasin, d’un hangar de vente, des toilettes et d’un bac à ordures. « Les femmes sont à la base du développement local. Nous avons pensé à les appuyer pour qu’elles puissent être encore plus actives sur le terrain pour contribuer fortement au développement local », a justifié Moro Kéré.

Heureuse coïncidence. Le secrétaire d’Etat en charge de la décentralisation Alfred Gouba est en tournée faisait partie des officiels présents à la cérémonie de réception officielle de l’infrastructure. Lui aussi apprécie positivement cette réalisation au profit de l’autre moitié du ciel. Elle qui au niveau local exerce des métiers, des professions pour subvenir aux besoins de la famille, jouant au passage «  un rôle important dans le développement économique ». Donner aux femmes un outil de travail pour permettre de mieux développer les activités commerciales qu’elles mènent est un geste à « apprécier à sa juste valeur ».

Habibou Saré est membre de l’association des femmes vendeuses de céréales. Celle qui a reçu les clés du magasin au nom de l’association. Elle apprécie : «l’infrastructure est  la bienvenue parce qu’elle permet de ne plus être sous le soleil, de ne plus subir les intempéries de toutes sortes. Elle va améliorer leur cadre de vie et d’activités dans la vente et l’achat des céréales. Sur le plan sécuritaire, ça leur permet de ne plus être au centre du marché et éviter les bousculades et autres et des pertes de tout genre ».

Oui Koueta

Burkina24

  

Oui Koueta

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