Les nuits à Pô aux rythmes “Djongo”

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Le « Djongo », cette danse du pays Kasena, renvoie aussi à travers ce festival à l’ensemble des us et coutume de la région. Sous la houlette de Bil Aka Kora, cet artiste même qui a su s’inspirer de sa culture, la danse traditionnelle de son terroir pour en faire son dans son domaine de prédilection de son art, la musique et en être l’ambassadeur sur le plan national et international, la deuxième édition se tient du 4 au 6 mai à Pô et à Tiébélé.

Véritable source d’inspiration pour lui, préserver sa culture est devenue son cheval de bataille d’où l’institution des « Nuits Djongo ». Au-delà  de son caractère festif, c’est un cadre de cohésion sociale entre les fils et filles de la région, un canal pour la transmission et une promotion du tourisme dans cette zone et la pérennisation des valeurs culturelles à travers la musique et la danse.

Public en admiration de la danse des masques

C’est dans la culture que les peuples se sentent fiers d’appartenir à une société, à une nation, dira Adiawouradou Mahamoudou, président du comité d’organisation, alors que les cultures peinent à suivre la cadence de la mondialisation et sont menacées d’extinction. Pour lui, l’urgence commande des actions fortes pour leur promotion et conservation afin d’apposer une résistance face à la perte de l’identité culturelle.

Et cette manifestation culturelle, est la tribune qui prend tous les aspects de la vie culturelle avec les savoirs faire, les savoirs locaux et impliquent jeunes, vieux, responsables coutumiers et autorités administratives qui facilitent la transmission.

Un aperçu des autorités administratives et coutumières

Les populations le leur rendent bien. C’est un monde « fou » qui a été drainé à la place par la parade des masques, des troupes de danse des 5 communes de la région.

Le thème de la présente édition, « Jeunesse et citoyenneté active : défis et perspectives », est interpellateur au regard du contexte actuel d’incivisme et d’intolérance, car pour les organisateurs, ce n’est que par ces types de communions que la dynamique de la société, gage de développement et d’un environnement de paix, peuve être renforcée.

72 heures durant, les populations à travers un plateau géant installé au cœur de la ville sur la place « Nemaro» vibrera aux rythmes et sonorités de la région.

Foire, rue marchande sur les potentialités de la région et conférence sur le thème animeront ces journées.

Revelyn SOME

Burkina24

Il y a 1 commentaire

  1. Jean jacques lumbroso |

    BRAVO, quelle ambiance. Présent à la SNC, j’ai beaucoup apprécié ces danses. A bientôt au Burkina.

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