RDC : Après les corps des experts de l’ONU, ceux de leurs accompagnateurs congolais retrouvés au Kasaï

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La justice militaire congolaise a annoncé ce lundi 7 mai 2018 avoir retrouvé les dépouilles des quatre accompagnateurs (congolais) des deux experts de l’ONU enlevés puis tués dans le centre de la RDC en mars 2017. Ils avaient été abattus alors que les agents onusiens enquêtaient sur des violences au Kasaï.

Les corps retrouvés par les autorités judiciaires congolaises sont ceux des trois chauffeurs de moto et l’interprète qui accompagnaient les deux experts onusiens en l’occurrence l’Américain Michael Sharp et la Suédo-chilienne Zaida Catalan enlevés tous ensemble le 12 mars 2017 dans la province du Kasaï-central. Les corps des experts avaient quant à eux été retrouvés deux semaines après le rapt.

L’information a été donnée par Marie-Ange Mushobekwa, ministre congolais des Droits humains en ces termes: “Les enquêteurs de l’État congolais ont retrouvé les corps de quatre Congolais qui accompagnaient les experts de l’ONU”, a-t-il déclaré à l’AFP en plus d’ajouter que “des médecins légistes doivent travailler pour relier chaque corps trouvé à un nom parmi les personnes » censées avoir accompagné les deux experts de l’ONU, notamment « des analyses ADN”.

Selon une autre source judiciaire, “ces corps ont été retrouvés dans une fosse commune dans le village de Moyo Musuile où les cadavres des experts onusiens avaient été découverts le 28 mars 2017”. 

L’Opération des Nations Unies pour le Congo par la voix de son porte-parole, Florence Marchal, a dit espérer que cette découverte fasse avancer le processus judiciaire et que ces crimes ne restent pas impunis.

Officiellement, les autorités congolaises affirment que les deux experts ont été les victimes d’une des organisations “terroristes” qui pilulent dans la province du Kasaï-central, le mouvement Kamuina Nsapu.

Kouamé L.-Ph. Arn aud KOUAKOU                                                                                                                                  Burkina24

Source: Jeune Afrique

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