Mise en œuvre du protocole d’accord : La CNSE interpelle le gouvernement

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Le 27 janvier 2018, le gouvernement et la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) avaient signé un protocole d’accord. Quatre mois après, la CNSE fait le point de la mise en œuvre des engagements pris.

Ce vendredi 25 mai 2018 à Ouagadougou la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) a fait le point de la mise en œuvre du protocole d’accord signé avec le gouvernement et la coordination le 27 janvier dernier.

Lire également : Wend-Yam Zongo, porte-parole de la CNSE : « Tous les mots d’ordre ont été levés »

En rappel, l’adoption d’un statut valorisant des personnels de l’éducation et la recherche, l’amélioration de l’accès à l’éducation et des conditions de travail et enfin la revalorisation de la fonction enseignante, tels étaient les points de la plateforme revendicative de la CNSE.

Selon elle, certains engagements ont été entièrement mis en œuvre. Il s’agit, entre autres, du paiement des arriérés de salaires des ex-formateurs aux métiers des centres d’éducation de base non formelle et l’octroi de bourses aux élèves admis en 6e et en classe de seconde.

Par contre, des engagements n’ont pas été mis en œuvre alors que les échéances convenues pour le faire sont échues. Il s’agit, entre autres, de la reconstitution de carrière des personnels des ex-garderies populaires, la création des emplois des corps des chefs d’établissements et des laborantins.

Cependant, certains engagements du gouvernement ont connu un début d’exécution. La dotation des écoles publiques en cantines, l’apurement des avancements de 2016, des reclassements ainsi que les mandements et les bonifications sont actuellement en cours d’exécution. La CNSE estime, sur ces derniers points, un taux de mise en œuvre à 44,64%.

C’est au regard de cette situation que la Coordination nationale des syndicats de l’éducation interpelle le gouvernement. Pour Windyam Zongo, coordonnateur de la CNSE, le gouvernement traine les pieds. Par ailleurs, il fait cas de 11 de ses camarades au PMK qui ont été sanctionnés pour avoir pris part aux mots d’ordre de grève de la CNSE.

Jules César KABORE

Burkina 24



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