Pascal Zaïda : « Roch ne doit pas attendre la veille des élections pour faire venir les exilés politiques »

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Le Cadre d’expression démocratique a organisé une assemblée générale le dimanche 26 mai 2018 à Bobo-Dioulasso. Les intervenants au cours de cette rencontre ont peint un tableau sombre de la gestion du pouvoir par le MPP (Mouvement du peuple pour le progrès) qu’ils accusent d’avoir fait subir au Burkina Faso en un clin d’œil,  un retard de  20 ans. Ils se disent aussi déterminés pour le retour des « exilés politiques » avant les prochaines élections. 

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« Plus rien ne va au Burkina depuis l’accession du MPP au pouvoir », telle est la conviction du Coordonnateur régional du Cadre d’expression démocratique des Hauts-Bassins James Dembélé.  Pour lui, « les insuffisances de ce régime sont énormes ». Si bien qu’il parie sur sa liberté que « le président Roch Marc Kaboré ne sera pas candidat en 2020 ».

Son Coordonnateur national Pascal Zaïda ne dit pas autre chose quand il affirme que « le PNDES n’a rien apporté à la ville de Bobo-Dioulasso ». Car  hormis les travaux de revêtements effectués dans cette ville, la réalisation de bitume sur  l’avenue Guimbi Ouattara et l’autre route qui va de Ran hôtel à Accart-ville seraient des projets de l’ancien régime. Et de se demander alors « où se trouve donc le PNDES ? ».

La capitale du Burkina ne doit pas être verrouillée dans la Constitution

Il ira jusqu’à dire que « le pouvoir du MPP est une source de malheur pour le Burkina ».  Lorsqu’on lui demande des preuves, il clame : «La situation qui prévaut au Nord et au Sahel, nous la vivons tous. Le pouvoir actuel a battu les records avec plus de 150 morts en trois ans. Et aussi les records des délestages qui durent plus longtemps. Le projet de mentionner définitivement la ville de Ouagadougou comme étant la capitale du Burkina dans la Constitution  est une bombe à retardement », hurle-t-il.

Comme l’on pouvait s’y attendre, les dossiers de l’insurrection populaire et du putsch manqué n’ont pas été oubliés.  Le Coordonnateur national du CED en veut aux nombreux reports des jugements. A défaut d’un jugement équitable, les mis en cause  à en croire Pascal Zaïda devraient  simplement bénéficier d’une liberté provisoire.

Et les « témoins » cités par ces derniers devraient eux aussi répondre. Pour la question des Fonds communs, Pascal Zaïda soutient que « les acquis d’une grève est un élément sur lequel on ne revient plus. Alors la question des Fonds communs, c’est du dilatoire. Il faut prendre en compte les préoccupations des syndicats». Le pire selon ses propos est que « jusque-là, aucun indicateur ne montre une volonté réelle d’entreprendre le développement de notre pays qui n’a plus de repère », clame-t-il.

Malgré tout cela, il dit prôner l’union de tous les fils du pays car « le président Roch Marc Kaboré a lui-même adhéré à l’esprit de la réconciliation. Cependant, il ne doit pas attendre la veille des élections pour faire venir les exilés. Le retour de tous les exilés est non négociable »,  conclut Zaïda.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina24 de Bobo-Dioulasso

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