Concours directs 2018 : Le coup de gueule de l’ABCE

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L’Association burkinabè des consommateurs des services de communication électronique (ABCE) relève les difficultés rencontrées par les candidats à l’inscription en ligne aux concours directs et profite mettre le doigt sur la mauvaise qualité de l’offre de connexion Internet au Burkina.

Les inscriptions des candidats aux concours directs de la fonction publique ont révélé au grand jour la mauvaise qualité des services de communications électroniques notamment l’internet de par les difficultés, pour les candidats, de s’inscrire en ligne.

Ces difficultés rencontrées par les candidats s’expliquent essentiellement par la mauvaise qualité de la connexion internet qui, malheureusement, est le chemin de croix quotidien  des consommateurs burkinabè au profit des opérateurs dont les chiffres d’affaires colossaux n’ont jamais dégringolé. Sic ! En plus de dépenser sans être satisfait, le consommateur burkinabè vit un stress lorsqu’il s’agit par exemple de recevoir ou d’envoyer un mail dans l’urgence, tant la bonne qualité du service relève d’un aléa alors que les opérateurs sont astreints à une obligation de résultat.

Pourtant, l’article 5 de la loi n°061-2008 prévoit que « l’Etat est garant d’une concurrence saine et loyale, de la protection des consommateurs, du respect des exigences essentielles et de l’ordre public, du maintien de la sécurité dans le secteur des communications électroniques et de la promotion des technologies de l’information et de la communication pour un développement économique et social durable ». Hormis la qualité exécrable de la connexion internet, nous constatons de plus en plus une baisse vertigineuse de la qualité des services de communication électronique (les échecs d’appel, difficulté de transmission des SMS, rupture de la connectivité, la déchéance éhontée des Mo pour défaut d’utilisation dans les délais)….au moment où les opérateurs s’engraissent avec des chiffres d’affaires  faramineux résultant des brimades subies par les consommateurs dans leur patrimoine.

La mauvaise qualité du service fait dépenser plus les consommateurs mais permet paradoxalement aux opérateurs d’engranger plus de bénéfices, toute chose qui ne pousse plus les opérateurs ORANGE, ONATEL et TELECEL à investir conséquemment.  

L’ARCEP qui a pour mission de promouvoir à la fois les activités de communications électroniques et de protection des consommateurs est quotidiennement interpellée par ces derniers dans les émissions interactives mais sa réaction, même si elle découle nécessairement d’une procédure, se fait  trop attendre de par le prononcé de sanctions proportionnées et dissuasives lesquelles permettront aux consommateurs de demander facilement la réparation du préjudice subi.

Dans le domaine des TIC, le développement économique et social peut-il se réaliser si les consommateurs payent cher une connexion internet qui déconnecte à travers des difficultés d’envoi et de réception de mail dans le cadre des inscriptions aux concours directs, des formations à distances….alors que les opérateurs continuent impunément d’encaisser sans fournir les prestations de qualité en contrepartie ? Assurément non !

C’est pourquoi, conformément à l’article 185 de la loi n°061-2008, l’ABCE demande pour un développement économique et social durable, si ce n’est déjà fait :

  • à l’ARCEP de s’autosaisir et de diligenter instamment une procédure en vue de constater le manquement par les opérateurs à leurs cahiers de charges et subséquemment la violation des contrats de consommation en prononçant des sanctions dissuasives ;
  • au Ministère en charge du développement de l’Economie Numérique et des Postes à saisir l’ARCEP aux fins de sanctionner les manquements aux dispositions législatives et règlementaires relatives aux activités de communications électroniques par les opérateurs.

                                  

Le président du bureau exécutif national

Seydou BARRO



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Il y a 1 commentaire

  1. Il n’ont qu’à revoir les connexions Internet où il suspendre le date d’expiration comme sa le jour si on essaie et ses on réessayerai la prochaine fois

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