Paix durable : Le Burkina tout proche d’un autre Fonds

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Le Burkina Faso prépare sa demande d’éligibilité au Fonds onusien de consolidation de la paix (FCP). C’est dans ce cadre que les autorités ont procédé, ce 8 juin 2018 au cours d’un atelier à Ouagadougou, à la validation du document d’analyse des fragilités et des risques du Burkina Faso. La Secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire, Pauline Zouré, la Coordonnatrice du Système des Nations Unies, Metsi Makhetha, et le Conseiller spécial à la Présidence du Faso, Adama Kanazoé, ont rehaussé l’éclat de la rencontre par leur présence.

La rencontre de validation du document a réuni des acteurs de l’administration publique, des collectivités territoriales, des OSC, du privé et des partenaires au développement. L’étude présentée comporte un ensemble de questions majeures requérant une attention particulière allant de la prévention jusqu’à l’activation de la paix durable.

La validation du document vise à permettre au Burkina d’être éligible au Fonds de consolidation de la paix ouvert aux pays en développement. Selon le document d’analyse, le niveau de développement limité du pays l’a rendu vulnérable aux chocs générés par les crises internes, les conflits et la violence dans la sous-région ainsi que les changements climatiques auxquels le pays n’était pas préparé.

Cette vulnérabilité, poursuit l’étude, s’est accentuée par la crise politique qui a abouti à l’insurrection populaire d’octobre 2014 et au coup de force manqué de septembre 2015. La situation oblige à reconnaître que la pression sociale résultant de l’insurrection a généré par la suite une demande urgente pour le gouvernement.

En outre, « les attaques terroristes liées entre autres à la crise sécuritaire au Mali et la montée de l’extrémisme violent ont contribué à fragiliser davantage la situation du pays. Le niveau de risque et de fragilité dans le Nord qui partage des frontières avec le Mali et le Niger requiert une attention particulière en termes de prévention de la violence et de mise en place de conditions pour une paix durable », peut-on lire dans le projet de document présenté ce 8 juin 2018.

En travaux de validation du document d’analyse des fragilités et des risques du Burkina Faso…

« Il n’y a pas de développement sans paix, tout comme il n’y a pas de paix sans développement »

C’est pour répondre à tous ces défis que le gouvernement met en œuvre plusieurs programmes dont le Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) et le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF) en lien avec le Plan national de développement économique et social (PNDES), afin de réduire la vulnérabilité des populations pour un développement durable.

C’est notamment dans le cadre du PUS-BF que les autorités sollicitent l’appui du Fonds de consolidation de la paix pour soutenir ses efforts de prévention et de mise en place des conditions d’une paix durable. Une fois amendé, le dossier de demande d’éligibilité du Burkina sera adressé au Secrétaire général des Nations Unies. Son contenu table sur l’insécurité et la violence, la radicalisation, l’éducation, les réfugiés et les mouvements de population, les tensions Etat/populations et les conflits communautaires.

La Coordonnatrice du Système des Nations Unies appelle à l’engagement de tous pour l’atteinte des objectifs escomptés. « Il n’y a pas de développement sans paix, tout comme il n’y a pas de paix sans développement », a soutenu Metsi Makhetha. La Secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire, Pauline Zouré, a salué, au nom de la ministre de l’économie, l’accompagnement constant du système des Nations Unies. Elle dit espérer que d’autres partenaires emboîteront le pas pour que main dans la main, le Burkina puisse relever notamment le défi sécuritaire dans le Sahel.

Noufou KINDO

Burkina 24

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

Il y a 1 commentaire

  1. Très louable initiative pour renforcer les efforts nationaux de lutte contre l’extrémisme violent, l’incivisme et pour une éducation conscientisante pour tous…

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