Santé maternelle et infantile: CRS cède ses meilleures pratiques à l’Etat burkinabè

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Dans la dynamique de la pérennisation de ses acquis, l’ONG Catholic Relief Services (CRS) et ses partenaires ont procédé à la remise des outils et de bonnes pratiques dans le domaine santé maternelle et infantile à l’Etat burkinabè.

Selon le représentant résident de Catholic Relief Services (CRS), Moussa Dominique Bangré, c’est depuis 2010 que le programme dénommé FASO (Families Achieving Sustainable Outcomes), en consortium avec l’OCADES-Kaya et l’association Tin Tua, travaille sur les domaines de la santé-nutrition, l’agriculture et la gouvernance des organisations à base communautaire.

Il est financé à 57 millions de dollars US par l’USAID afin de réduire la vulnérabilité des ménages à l’insécurité alimentaire dans les districts de Tougouri, de Manni et de Gayéri. Ainsi, le programme FASO, mis en œuvre par CRS, vise à l’amélioration  de la santé et de la nutrition de la mère et de l’enfant et la promotion des bonnes pratiques à travers un réseau communautaire.

En huit ans d’exercice, Moussa Dominique Bangré tire un bilan satisfaisant avec un réseau de 4078 mères leaders dans les trois districts,  3427 GASPA (groupe d’apprentissage et de suivi des pratiques d’alimentation du nourrisson), 374 agents de santé à base communautaire et 761 personnes ressources volontaires (PRV).

« Concernant les consultations prénatales et  l’allaitement exclusif, nous sommes passés respectivement des taux de 35% et 40% à des taux de 61% et 83% », a-t-il fait savoir.

« Concernant les consultations prénatales et de l’allaitement exclusif nous sommes passés respectivement des taux de 35% et 40% à des taux de 61% et 83% »
« Les consultations prénatales et l’allaitement exclusif sont passés respectivement des taux de 35% et 40% à des taux de 61% et 83% »

Dans la dynamique de la pérennisation de ses acquis, le programme FASO a opté pour le transfert de la gestion des différents investissements et de bonnes pratiques qui ont fait leur preuve dans le processus de changement de comportement aux organisations de base, aux structures étatiques et communales.

Ce jeudi 7 juin 2018 dans le village de Pilga, dans la commune rurale de Tougouri et dans la province du Namentenga, a eu lieu la remise officielle des scoreboards et des GASPA aux structures de santé.

La photographie de la situation de la santé de la mère et de l’enfant de la communauté

Le scoreboard ou le « mur de la santé » est un outil construit et géré par les membres de la communauté pour suivre l’amélioration des indicateurs de santé maternelle et infantile (SMI).  Le mur, muni d’images, illustre d’un côté des pratiques et des attitudes souhaitables et de l’autre côté l’effet contraire lié à la santé maternelle, infantile et à la nutrition.

Egalement, le haut du scoreboard est marqué par 10 bâtonnets représentant chacun 10%. Ainsi deux couleurs sont utilisées pour définir la situation dans la localité. Il s’agit du rouge pour indiquer que les indicateurs ne sont pas atteints et le vert pour indiquer le contraire.

Le scoreboard ou le « mur de la santé »

Cet outil engage également la participation des agents de santé pour l’évaluation, l’analyse et l’accord sur les actions clés à mettre en œuvre en fonction des résultats. Le scoreboard permet donc le changement de comportement dans la santé de la mère et de l’enfant. La mise à jour est effectuée chaque trimestre à l’issue d’une assemblée générale avec les agents de santé, les mères leaders et les membres de la communauté.

En résumé, cet outil représente la photographie de la situation de la santé de la mère et de l’enfant de la communauté. Le ministre de la santé, représenté par le gouverneur du Centre-Nord, Nandy Somé/Diallo, s’est engagée à travailler à la vulgarisation de cet outil au profit de la population burkinabè.

Jules César KABORE

Burkina 24

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