Marathon des échangeurs : Salifou Guébré arrive premier sans difficulté

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La première édition du Marathon des échangeurs organisé par la télévision BF1 s’est tenue le samedi 23 juin 2018 à l’occasion de la journée internationale de l’Olympisme. Plus de  300 athlètes ont pris part à cette compétition en parcourant 42,195 km dans la ville de Ouagadougou avec une victoire de Salifou Guébré.

Inoussa Simporé est arrivé deuxième

Courir pour sensibiliser sur les maladies liées à l’insuffisance rénale. C’est sur ce thème que les 300 marathoniens venus participer à la première édition du Marathon des échangeurs ont parcouru les quatre échangeurs de la ville de Ouagadougou pour sensibiliser mais aussi magnifier la capitale burkinabè. Le président de l’Association burkinabè des dialysés et insuffisants rénaux Dramane Paré a saisi cette occasion pour sensibiliser les Burkinabè à manger moins sucré et moins salé et « tout faire pour réaliser un bilan de santé au moins une fois par an ».

Pour cette première édition, Salifou Guébré, Burkinabè résident en Côte d’ivoire qui s’est imposé en réalisant un temps de 3h02’22’’ devant Inoussa Simporé (3h06’02’’) et Séverin Ouédraogo (3h13’37’’). «A partir de huit minutes, j’ai pu me rendre compte de la cadence. J’ai donc décidé de m’engager. Il suffisait de tenir donc sur un rythme d’une minute 30 (au km). Si personne ne répond à ce rythme, j’impose une allure ou je maintiens le rythme et je creuse l’écart», explique le vainqueur de ce premier marathon des échangeurs à son arrivée.

 Séverin Ouédraogo n’avait plus pratiqué un Marathon depuis 2013

Salifou Guébré à l’aise

En effet, dès le top départ donné au niveau du Stade du 4-Août de Ouagadougou, c’est lui qui se détache du lot à partir du rond-point des martyrs (10 km), pour prendre de la distance sur ses adversaires au niveau de l’Echangeur du Sud (Ouaga 2000) avec près d’un km d’écart avec six poursuivants. Toujours en avance de près de deux km sur ses poursuivants à ce niveau, Salifou Gubéré, vainqueur de la dernière édition du Marathon Ouaga-Laye organisé en 2014, se permet de marcher et d’accélérer comme il le veut. « Je ne vais pas mentir, dès le départ, je savais que j’allais m’imposer. J’étais à l’aise voilà pourquoi je me suis permis de marcher. Je savais que si quelqu’un venait, je  pouvais finir fort. J’avais une réserve en énergie», raconte-t-il.

 A partir du barrage du quartier Tanghin de Ouagadougou à près de 10 km de l’arrivée, il accélère la cadence pour distancer pour s’assurer la victoire. C’est en solo et même pas essoufflé que Salifou Guébré, meilleur Burkinabè à la dernière édition de Marathon-Ouaga-Laye franchit la ligne d’arrivée.

Des performances perfectibles

Le troisième le sergent Sévérin Ouédraogo souligne un problème similaire. Le manque de compétition : « La course s’est très bien déroulée mais c’était difficile à cause du manque d’entraînement et de compétition. Le niveau de la compétition était très bas parce qu’on manque de compétition. Personnellement, j’ai compétis depuis 2013 après le Marathon Ouaga-Laye et Altitude Nahouri. Je n’ai plus eu de compétitions ». Il était le vainqueur de l’édition 2013 de Ouaga-Laye et premier Burkinabè la même année de Altitude Nahouri

Le directeur de BF1 Issoufou Saré pense que le pari est gagné pour une première édition. « C’est un Marathon que nous voulons inscrire dans le répertoire des grands évènements du Burkina Faso et en Afrique. C’est vrai que dans les standards internationaux nous sommes à 2 heures, mais nous nous battrons pour être au niveau des standards internationaux », espère Issoufou Saré.

La tenue d’un semi-Marathon Altitude Nahouri le même jour peut expliquer cette faible performance.

Boukari OUEDRAOGO

Burkina24



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