Burkina : Roch Kaboré demande aux syndicats du ministère des finances de mettre fin à leurs grèves

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Après son passage à l’émission « 100 minutes pour comprendre » samedi 23 juin 2018 sur la radio Savane FM en langue nationale mooré, le chef de l’Etat à mi-mandat s’est prêté au même exercice ce dimanche 24 juin 2018 à la télévision. Cette fois-ci en français pour entretenir ses compatriotes sur les sujets majeurs du moment.

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Face aux trois journalistes de la RTB (Jean Emmanuel Ouédraogo), BF1 (Aubin Guebré) et Burkina Info (Ismaël Ouédraogo), le débat  a porté dès le début sur les grèves des agents publics, notamment la crise au ministère de l’économie et des finances qui paralyse l’économie nationale.

Tout est parti des magistrats ? « Quand on dit le problème est parti de chez les magistrats, c’est un argument facile », pour le président du Faso qui invoque la continuité de l’Etat à ce propos. Et donc, « Non », il n’a « pas cédé facilement » mais était tenu de respecter des engagements pris par le gouvernement précédent sous la Transition.

Le résumé de la situation qui paralyse le fonctionnement du ministère de l’économie, des finances et du développement  fait par  le chef est le suivant : « Le clash est venu du fait que lorsque nous avions discuté avec les syndicats au niveau du ministère des finances, il restait un certain nombre de points qui étaient des points en suspension. Ces points ont été passés en revue. Deux points sur lesquels, il n’y a avait pas d’accord. C’était les points qui étaient relatifs à la sécurisation du fonds commun et le check-off ».

Dialogue de sourds ?

Sur cette base, Roch Kaboré, considérant qu’il y avait eu accord sur ces trois premiers points, a estimé qu’il était bon de signer « un accord partiel » tout en poursuivant les discussions sur les deux autres points. « Ils ont répondu que c’était tout ou rien », confie le chef de l’Etat pour qui  il n’y a aucune raison  pour ne pas repartir sur la table de discussion en attendant de  trouver un consensus. Pour cela, « il faut se départir chacun de son égo », pose-t-il avant d’insister sur la nécessité de « reprendre le débat en face à face entre les syndicats et le gouvernement »

Mener une « réflexion d’intérêts communs et non partisans, égoïstes »  

De l’avis du président, la question qui se pose autour du fonds commun, ce n’est pas une question de jalousie mais de capacité du budget à pouvoir poursuivre ce genre d’opérations. Le fonds commun a évolué continuellement de 4 milliards dès le départ à 55 milliards en 2017. D’où son invitation à l’endroit des agents publics concernés à penser à eux-mêmes.

Le président les invite à penser également à leurs compatriotes qui participent à l’augmentation du produit intérieur brut et dont plus de la majorité n’a pas de salaire et attend que le gouvernement fasse des efforts pour qu’il y ait amélioration de leurs conditions de vie. « C’est dans ce sens que nous appelons tous les travailleurs à cette réflexion d’intérêt commun et non d’intérêts privés, partisans, égoïstes », pointe Roch Kaboré. 

Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori se débat seule ?

« Non. Elle ne se bat pas seule », tente de rassurer le président, qui affirme que la solidarité gouvernementale est de mise.

Pour la résolution définitive de la crise avant six mois pour la mise en œuvre de la réforme du système de rémunération, Roch Kaboré s’affiche optimiste, confiant pour l’avenir des discussions, si discussions, il y en a.  « Nous avons encore toutes les chances de pouvoir renouer langue et rechercher les solutions pour permettre à notre pays d’avancer », affirme-t-il. Pour y parvenir, le chef de l’Etat pose : « un, les syndicats du MINEFID doivent lever le mot d’ordre de grève pour reprendre leurs activités normalement. Deux, nous devons nous asseoir» pour dialoguer.

Oui KOETA

Burkina24

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