Mission Fas’Eau : Pour que l’accès à l’eau soit une réalité au Burkina

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Le Burkina Faso a inscrit dans sa Constitution l’accès à l’eau et à l’assainissement comme une priorité.Mais au regard de la réalité, un grand écart existe. L’Alliance Fas’Eau, conduite par IRC et Water Aid, avec un consortium d’associations du Secrétariat Permanent des Organisations Non Gouvernementales (SPONG), en collaboration avec ses partenaires Oxfam et le Royaume de Danemark, forme des formateurs sur les droits humains d’accès à l’eau et à l’assainissement. Cette formation se tient à Ouagadougou du 3 au 6 juillet 2018.

En vue de promouvoir le droit d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, le réseau Fas’Eau veut renforcer les capacités des acteurs de l’eau.

Sylvestre Tiemtoré, assistant de formation au SPONG

« Dans le cadre spécifique de la formation, nous avons réalisé une enquête sur la connaissance et les pratiques en matière de droits humains d’accès à l’eau et à l’assainissement  qui a démontré effectivement que nombre d’acteurs ne connaissent pas ou n’ont pas une maîtrise de cet aspect», explique Sylvestre Tiemtoré, assistant technique à la formation.

Pour ce faire, un projet de formation a été conçu et les différents modules sont présentés ce jour aux formateurs. Il s’est agi pour cette première phase d’adapter avec l’ensemble des formateurs, le contenu des modules en fonction des cibles identifiées.

« Il était important que ceux qui auront la charge de dispenser ces modules puissent s’asseoir regarder ces modules, présenter le contenu, les cibles, s’accorder sur les messages clés à donner », dit-il.

Pour venir à bout des lacunes, 594 personnes sont ciblées et réparties en deux catégories d’acteurs, les débiteurs d’obligation que sont  les acteurs institutionnels et les détenteurs de droits, notamment la société civile et la population.

Il s’agit, d’une part, de développer les capacités du ministère en charge de l’eau et de l’assainissement à intégrer et à opérationnaliser la loi portant sur les droits humains de l’accès à l’eau  et d’autre part;  l’inclusion et le développement de capacités des institutions publiques, la société civile et des médias dans le processus de la promotion du droit d’accès à l’eau.

Après cette formation d’adaptation des outils, ces formateurs devront aller à la rencontre des bénéficiaires dans une dizaine de jours avec pour zone d’expérience,  les communes de Dédougou et Nouna dans la Boucle du Mouhoun.

Revelyn SOME

Burkina24

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