Meurtre de Rouamba Omar Farouck : Fin de cavale pour le cerveau et son réseau

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Nana Serge, récidiviste ayant poignardé mortellement  Rouamba Omar Farouk le 26 juin 2018, et ses six complices ont été  retrouvés par la brigade de recherche du commissariat de l’arrondissement de Sig-Noghin.

Des plaintes déposées dans les commissariats de police, « les victimes décrivent leurs agresseurs comme étant très violents ». Les hommes du commissaire Kaboré Luc assistés de l’officier de police Bonkoungou Henri se sont investis. Au cours de l’enquête, ils ont pu mettre la main sur Rabo Issouf et six autres personnes dont Nana Serge, auteur du meurtre de Rouamba Omar Farouck.

« A la justice de faire le reste du processus »

Mahamadi Rouamba est affilié au défunt. Alerté suite à l’agression de son frère aux environs de 2h du matin dans la nuit du 25 au 26 mai, il témoigne de la violence inouïe de l’aggresseur et la farouche résistance  de la victime : « Le voleur s’est introduit dans la cour familiale et a pu récupérer sa moto. Il est sorti. Il avait du mal à partir. Et le petit frère a su. Il est sorti pour s’interposer pour récupérer sa moto. C’est là on l’a poignardé mortellement ». Evacué d’abord au CMA Paul VI puis ensuite au CHU Blaise Compaoré, il  a succombé « quelques minutes après ».

Selon les résultats de l’enquête qui a abouti à leurs arrestations, les jeunes récidivistes Samandoulgou Ibrahim (18 ans), Nana Serge (19 ans), associés au mécanicien Rabo Issouf (30 ans), aux employés de commerce Ouédraogo Alidou (26 ans) et Ouédraogo Soumaila (36 ans), du boucher Belemnaba Aziz (21 ans) domicilié à Tanghin Dassouri et du « sans emploi et sans domicile fixe » Lourgou Aristide Ousmane (17 ans) formaient un « réseau (qui) opérait de façon organisée ».

Le commissaire de police Kaboré Luc entouré de ses collaborateurs

Divisé en deux groupes, le premier composé de 4 membres dont le « cerveau Nana Serge » et Samandoulgou Ibrahim se chargeait du vol. Le butin saisi est composé en partie de 17 vélomoteurs, 7 postes téléviseurs, une vingtaine de téléphones portables, une cantine contenant des marchandises diverses et quatre (04) couteaux dont ils se servaient pour agresser les victimes. Le second composé du mécanicien Rabo Issouf, des sieurs Ouédraogo Alidou, Soumaila et Salam avait pour tâche de « modifier les numéros de séries des vélomoteurs avant de procéder à la vente ».

Maintenant que la bande est aux arrêts, la famille Rouamba se constituera « partie civile pour la poursuivre, pour qu’elle soit condamnée à la hauteur de son forfait ». Elle tient avant tout à « d’abord remercier les forces de police d’avoir mis la main sur la personne mais aussi toute la bande » avant de se tourner vers la justice car « c’est à elle de faire le reste du processus ».

« Doter les forces de sécurité et de défense de moyens adéquats »

Chanceux Wendemi  et Seydou repartent avec leurs engins. Agrippé à sa moto, Wendemi « remercie la police qui s’est investie corps et âme pour retrouver ces engins » et « invite plus la population à coopérer avec les forces de sécurité ».  Pour Seydou qui a effectué plusieurs déclarations de vol dans plusieurs commissariats avec son ami chez qui son tricycle a été volé,  « ça n’a pas été facile. L’attente a été tellement difficile ». Sourire aux lèvres, il s’est dit « très heureux » de retrouver son engin.

Seydou, après avoir eu recours aux commissariats de police et brigades de gendarmerie pour retrouver son engin a vu dans quelles conditions ils travaillent pour redonner le sourire à certains et mettre fin à l’attente de proches de disparus qui cherchent toujours à comprendre.

Il a « une suggestion : demander aux autorités de doter les forces de sécurité et de défense de moyens adéquats. Au début quand tu viens, il y a un certain nombre de difficultés que tu vois à leur niveau. Et la population, nous sommes souvent impuissants face à certaines situations. Mais ils font leur travail avec conscience professionnelle ».

Ils repartent avec leurs engins sourire aux lèvres

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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