Burkina : La Tabaski célébrée « sous le signe de la concorde nationale »

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Dans le cadre de la commémoration de l’Aïd El Kebir en reconnaissance à Allah qui a exaucé la prière d’Ibrahim en lui envoyant un bélier à sacrifier à la place de son fils unique Ismaël en guise d’offrande, les musulmans de la capitale Ouagadougou ont convergé vers la Place de la Nation. Là, hommes, femmes et enfants sont allés rendre gloire au Seigneur.      

Il est 8h45 lorsque le président de l’Assemblée nationale foule l’aire de la Place de la Nation. Cinq minutes plus tard arrive le Mogho Naaba Baongho. Tout comme eux, les musulmans de la capitale ne se sont pas faits prier pour venir assister à la prière et au prêche de l’Imam El Hadj Adama Zoungrana, premier adjoint de la grande mosquée de Ouagadougou. Des diplomates et représentants d’institutions (Djimé Adoum du CILSS) aussi.

Avec à ses côtés la communauté chrétienne, Siméon Sawadogo, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, représentant le gouvernement,  est allé lui aussi « communier avec » les frères musulmans et pour témoigner de sa « solidarité avec » eux à l’occasion de  cette fête très importante pour la communauté dont 8 143 membres sont actuellement à la Mecque pour accomplir le cinquième pilier de leur foi.

Mogho Naaba, communauté chrétienne et autorités administratives, tous ont convergé vers la place de la Nation pour la grande prière à l’occasion de l’Aid el Kebir

Remercier Allah pour avoir permis de réunir tout le monde  

La communauté musulmane célèbre l’Aïd El Kebir « sous le signe de la concorde nationale » a décliné El Hadj Démé Hatimi, 2ème vice-président de la communauté. « Nous demandons à tous les musulmans, à tous les adeptes des autres religions de nous donner la main, de travailler ensemble pour le développement de notre pays et que la paix puisse régner dans notre pays », invite-t-il.

Issouf Kiemdé est journaliste. Musulman, il se devait, dit-il de sacrifier à cette tradition qui est la tradition du père de la foi Abraham qui a voulu sacrifier son fils et qui par compassion a été exaucé par le Seigneur qui lui a présenté un mouton. Sur ce lieu de convergence, il est allé « se confier à Dieu » et « prier ».

Et aussi « écouter le message du grand imam de la communauté musulmane à l’endroit de nous en tant que fidèle et aussi à l’endroit des autres Burkinabè ». Issouf Kiemdé retient du prêche de l’Imam Zoungrana l’exhortation à « la tolérance (qui) est la base fondamentale de notre foi qui est l’islam ».

Avec entre autres Mahamadi Kouanda du CDP, Ablassé Ouédraogo de Le Faso Autrement,  Alassane Bala Sakandé du MPP se sont pris dans les bras l’un de l’autre, ont échangé quelques mots et se sont séparés avec le sourire aux lèvres avant la prière. Ces retrouvailles en cette occasion, en cette période et sur cette place symbolique en dit long pour ces acteurs.

Notamment pour le président de l’assemblée nationale. « Aujourd’hui, nous nous sommes réunis. Cela veut dire qu’à quelque part le Burkina Faso – on peut dire – est en paix, déduit-il. Même si c’est une paix relative. En tout cas, on a pu prier sans encombre, sans problème. Et nous remercions Allah pour nous avoir permis de faire cela ».

Oui Koueta                                                     

Burkina24

Mahamadi Kouanda du CDP et Alassane Bala Sakandé du MPP
Alassane Bala Sakandé et Ablassé Ouédraogo à la prière de la Tabaski ce 21 août 2018

Oui Koueta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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