Retrait des personnes en situation de rue : Un appel à la solidarité nationale lancé

Le ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille en appelle à la solidarité pour mener à bien l’opération de retrait des personnes vivant en situation de rue.

« La scène qui va me rester très longtemps, c’est que nous avons trouvé un enfant d’à peu près 8 ans, malade, très malade. A peine s’il avait un petit quelque chose sur lui, bien recroquevillé avec la position de fœtus. Il y a un des agents qui a fondu en larmes. La SG était obligée de l’accompagner pour le calmer. Ce n’est pas possible que nous puissions rester comme cela et savoir qu’à côté de nous, il y a des scènes pareilles. Il a pleuré », relate treize jours plus tard la ministre de la famille Laurence Ilboudo en conférence de presse.

En plus de ce cas d’errance, « il y avait un autre enfant qui avait la gale (qui) avait commencé à ronger son pied ». Ce sont autant de cas d’enfants et d’autres couches de personnes en situation de rue qui ont prévalu à l’enclenchement de l’opération lancée dans la nuit du vendredi 10 août 2018 par Hélène Marie Laurence Ilboudo/ Marchal, accompagnée de « volontaires », du retrait des personnes en situation de rues. « Même pour ces deux enfants, dit-elle, cette opération valait le coup d’être menée ».

Le bilan de l’opération  dans la capitale Ouagadougou donne 654 enfants enregistrés dans le centre d’accueil et d’urgence de Somgandé dont 215 présents et 106 retournés en famille, 170 femmes personnes dont 63 femmes et 107 enfants dans le centre d’accueil et de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre, 82 personnes dont 28 femmes et 54 enfants dans le centre de Cissin et 58 personnes dont 20 femmes et 38 enfants à l’auberge de Nongremassom.

« Au-delà des enfants, des familles entières se retrouvent aussi dans la rue de nos jours », constate la ministre chargée de « réduire de 50% le nombre des enfants en situation de rue à l’horizon 2020 » conformément à l’engagement du chef de l’Etat alors candidat à l’élection présidentielle de 2015. La stratégie qui se veut cyclique jusqu’à cette date butoir consiste en une opération de retrait sur l’échelle de dix jours combinée qui sera suivie de la phase encadrement et réinsertion incluant les étapes appui psychologique, stabilisation, apprentissage, retour en famille.

« Pour mieux marquer l’élan de solidarité, mon département conformément aux souhaits de citoyens qui désirent laisser parler leur cœur, a pris l’initiative de mettre en place un mécanisme de participation financière des citoyens à l’opération », a déclaré jeudi le ministre de la famille.

Les personnes désireuses de « laisser parler leur cœur » à l’image de ces « femmes qui ont emmené deux moutons pour dire de préparer pour les enfants », sont appelées à le faire au travers du fonds national de solidarité par Orange Money (64 0776 24), Mobicash (62 29 97 77), compte trésor (444 360 000 001) et BICIA-B (090 530 604 1600 144). « Plus on est solidaire, plus chacun donne une partie de soi pour cette opération, mieux cette opération réussira » incite la ministre de la solidarité nationale et de la famille. Comme le colibri, Laurence Ilboudo a fait sa part en versant  cinq cent mille francs CFA (500 000 F CFA) au compte trésor du Fonds de solidarité nationale.

Oui Koueta                                                     

Burkina24



Oui Koueta

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