Côte d’Ivoire: A’Salfo réconcilie Pat Sacko et le ministre Bandaman Maurice

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Hugues Patrick Ossohou,  plus connu sous le nom de Pat Sacko, le leader du groupe Zouglou Espoir 2000 dans une publication sur les réseaux sociaux accusait notamment le ministre de la Culture et de la Francophonie Maurice Bandaman de recevoir indûment « 15 millions FCFA par répartition du BURIDA alors que le créateur de cet argent se meurt ». Le Ministre a ensuite engagé une procédure judiciaire contre l’artiste pour diffamation. A la suite d’une médiation menée par Traoré Salif dit A’Salfo de Magic System, Pat Sacko et Bandaman Maurice ont fumé le calumet de la paix.

« Je suis très heureux d’être ici au lieu d’être à la gendarmerie. Comme on le dit, l’erreur est humaine. Nous sommes là aujourd’hui pour demander pardon au ministre qui est comme un papa pour les artistes ivoiriens », a reconnu Pat Sacko, l’auteur-compositeur du titre « Sorcière » ou encore « série C » qui continuent de faire du bien aux mélomanes africains.

A’Salfo à l’origine de ce rapprochement a introduit son collègue Zougloumane en présentant les excuses  au ministre au nom de Pat Sacko. « Nous avons assisté à ce clash de notre collègue sur les réseaux sociaux. J’ai interpellé Pat Sacko pour lui dire que sa démarche est négative. Notre démarche s’inscrit dans un premier temps, à présenter nos excuses au ministre », a dit A’Salfo avant de révéler  avoir durement « bataillé pour avoir cette audience avec le ministre ».

Dans sa prise de parole, le ministre ivoirien de la culture et de la francophonie qui dit avoir été « peiné » par cette accusation. Il a par la suite promis convaincre son collègue du garde des sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme pour qu’il «éteigne la procédure» engagée contre Pat Sacko.

« J’accepte votre pardon. Notre jeune frère a été induit en erreur. Il a reconnu que tout ce qu’il a dit n’est pas vrai du tout. Car si c’était vrai, le chef de l’État serait au courant et m’aurait viré du gouvernement… Je suis un homme intègre et j’ai eu très mal», s’est vanté le Ministre Bandaman ajoutant que les 14 ou 15 millions FCFA dont parle Pat Sacko, sont en réalité des droits généraux d’espaces publics répartis chaque année et non par mois.

« Il n’y a pas de caisse noire du BURIDA au ministère. Nous faisons une intervention sociale d’au moins 100 millions par an pour les artistes avec cet argent… Nous ne volons pas votre argent. On vous a trompés », a rassuré le ministre des artistes ivoiriens.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                 

Correspondant de Burkina24 en Côte d’Ivoire

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