Burkina : Hunger free world défend le droit à l’alimentation à l’Assemblée nationale

Le droit à l’alimentation est inscrit dans l’avant-projet de la Constitution en ses articles 26, 29 et 135. Considéré comme le droit à la vie, l’Organisation non gouvernementale (ONG) Hunger free world poursuit son plaidoyer pour l’aboutissement de l’inscription du droit à l’alimentation dans la future Constitution burkinabè. Dans cette veine, une délégation de l’ONG a été reçue le mardi 25 septembre 2018 à l’Assemblée nationale. 

Hunger free world est une ONG internationale créée en 2000 dont le siège est à Tokyo au Japon. Elle est présente dans plusieurs pays dont le Burkina Faso. Dans le cadre de ses activités, la partie burkinabè conduite par Frédéric Ilboudo a rencontré, le mardi 25 septembre 2018, le 3e vice-président de l’Assemblée nationale, le Dr Alfred Sanou, dans l’optique de s’assurer du maintien effectif du droit à l’alimentation dans la nouvelle Constitution.

« Le 3e vice-président de l’Assemblée nationale, le Dr Alfred Sanou, nous a rassurés qu’on ne peut pas parler du droit de l’homme, du droit à la vie s’il n’y a pas le droit à la nourriture, donc le droit à l’alimentation. Il nous a rassurés que le Parlement sera engagé pour que ce droit reste dans la Constitution », explique Frédéric Ilboudo, chef de la délégation.

Le représentant du Parlement a, quant à lui, salué l’initiative et indiqué que le droit à l’alimentation « est une préoccupation à défendre et l’Assemblée nationale va tenir compte de leur plaidoyer. Nous prendrons les dispositions à notre niveau pour que ce droit soit maintenu », promet le Dr Alfred Sanou.

Pour ce plaidoyer, l’ONG Hunger free world avait déjà rencontré des autorités religieuses, politiques et civiles. Même si le droit qu’elle défend est déjà inscrit dans l’avant-projet de Constitution, l’ONG maintient le cap car, persiste Frédéric Ilboudo, « notre inquiétude se fonde si cette Constitution sera adoptée ou pas ».

Aujourd’hui, dit-il, le débat ne se fonde plus sur la pertinence de la Constitution, mais sur son mode d’adoption. « Si la voie parlementaire prenait le dessus sur la voie référendaire, nous avons déjà fait un pas », note Frédéric Ilboudo.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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