BATAO, une banque de données pour le cinéma bientôt à Ouaga

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Le collectif « Génération Film », après « Ouaga Film Lab », créé en 2016, la gestion du fonds « Jeune création francophone » en 2017, multiplie ses initiatives. En effet, la troisième édition qui s’est  tenue du 20 au 29 septembre 2018, a été l’occasion de poser  la réflexion  pour la création d’une banque de données cinématographiques et audio-visuelles pour l’Afrique de l’ouest.

S’inspirant du modèle Wallon en Belgique, «clap Wallonie, la structure « Génération Ouaga Film », porteuse du projet, veut implanter une banque de données cinématographiques et audiovisuel à Ouaga.

« Clap Wallonie » est en effet un bureau d’accueil de tournage, dont le but  est d’attirer et d’accueillir  des tournages sur la province de Namur et Luxembourg, tout ceci dans un but   de faire la promotion de la région et valoriser son image.

Ses services consistent à l’aide à la recherche de décors pour le tournage de film ou clip, de  producteurs, des compétences, de comédiens ou de figurants ou même de faciliter l’obtention  des autorisations auprès des autorités pour des réalisateurs.

« Parce que accueillir les films, offrent une bonne visibilité au territoire qui le fait et les retombées économiques, mieux former et à mieux répondre aux demandes des producteurs étrangers donc aux standards étrangers », explique Maximes Deschamps, directeur de Clap Wallonie.

Pour un jour de tournage en Wallonie ce sont en moyenne 30 000 euros de dépenser par jour. D’où la gratuité des services à «Clap Wallonie », mais qui est en revanche  financé pour l’Etat bien qu’étant une structure associative.

Mais pour Ousmane Boudaoné, directeur administratif de Génération films, il ne s’agit pas de copier le modèle wallon, « parce que les besoin ne sont pas les mêmes mais on a besoin de leur expertise d’où la collaboration ». Le challenge est de tropicaliser le projet et de le faire correspondre aux besoins locaux.

Le BATAO (Bureau d’accueil de Tournage en Afrique de l’ouest) bien qu’il pense économie aussi, veut offrir plus de services. Au-delà des ressources techniques, humaines, documentaires tels les archives, il pense aussi  structurer l’écosystème de l’industrie cinématographique et audio-visuel dans la sous-région.

« Tu as un film à tourner à Bamako, tu es à Ouaga, cite en exemple Ousmane Boudaoné,  au lieu de te déplacer, il y a une  structure qui est disponible. Tu entres en contact avec elle et la plateforme te met  en contact avec les comédiens, les techniciens, les décors dont tu as besoin. Tu fais ton travail de pré-production à Ouaga et le jour où tu es prêt à te déplacer, tu gagnes du temps et de l’argent ».

Pour l’instant,  le projet est à sa phase de réflexion, de recherche des ressources techniques, humaines et financières pour le démarrage de la structure. Mais elle devait prendre véritablement forme dans quelques années.

Revelyn SOME

Burkina24



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