Droits Humains au Burkina : La CNDH outille son personnel

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Du 5 au 8 novembre 2018 à Ouagadougou, la Commission nationale des droits humains (CNDH) organise une formation à l’endroit de ses  membres et du personnel. Une activité qui vise à dynamiser l’institution.

La mise en place de la Commission nationale des droits humains (CNDH) est une recommandation de l’Organisation des Nations Unies, qui demande aux Etats membres de mettre en place une commission nationale en vue d’interpeller l’Etat et recevoir des plaintes des citoyens sur d’éventuelles violations des droits humains.

Ainsi, le 24 mars 2016, la loi a été votée par l’Assemblée nationale portant création d’une commission des droits humains au Burkina Faso. Installée en juillet 2018, la CNDH organise une session de formation à l’endroit du personnel et des membres du 5 au 8 novembre 2018 à Ouagadougou sous l’égide du Haut-commissariat des Nations Unies des droits humains.

Cérémonie d’ouverture de l’atelier

L’objectif général de cet atelier est l’opérationnalisation de la commission. En outre, c’est un partage de bonnes pratiques développées par d’autres institutions similaires sur des thématiques liées à l’organisation interne, les procédures de mise en œuvre de certaines attributions et des questions émergentes en matière de droits humains.

Le Président de la CNDH,  Kalifa Rodrigue Namoano, a fait savoir que « ces bonnes pratiques seront pour nous des références pour l’élaboration de certains outils ».

« L’atelier va nous permettre d’outiller davantage notre personnel et avec certains acteurs nationaux des droits humains dans la mise en œuvre de nos actions. Il s’agit, entre autres, (du) traitement des plaintes, (des) violations des droits humains, (du) processus d’accréditation, (de) la prise en charge des questions émergentes telles que les questions liées à la migration, le terrorisme », a-t-il précisé.

Adama Nana, représentant le ministre de la justice à cette cérémonie d’ouverture, a déclaré que la CNDH est l’entité en charge de la question de veille sur les droits humains à même d’interpeller le gouvernement sur certaines questions des droits de l’Homme au Burkina Faso.

A l’écouter, pour que la Commission nationale des droits humains (CNDH) joue pleinement son rôle, il faut la rendre indépendante au niveau institutionnel, au niveau  budgétaire et se déconnecter de l’influence des pouvoirs politiques.

Jules César KABORE

Burkina 24

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