Garde de sécurité pénitentiaire : 10 agents révoqués, les activités du syndicat interdites

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Le gouvernement a décidé ce 14 novembre 2018 de la révocation des rangs de la fonction publique de 10 membres de la Garde de sécurité pénitentiaire (GSP) et la suspension des activités de leur bureau syndical.

Ce sont au total 10 agents de la Garde de sécurité pénitentiaire qui ont été révoqués de la Fonction publique. Il s’agit d’un contrôleur et de  neuf (9) assistants. Il leur  est reproché la “commission de faute d’extrême gravité“.

Par ailleurs, les activités du bureau de leur syndicat, le Syndicat national de la garde de sécurité pénitentiaire (SYNAGPS), ont été interdites “pour manquement à la législation encadrant les activités syndicales”.

La GSP  “n’a pas le droit de grève”

Pour rappel, le 1er novembre 2018, des éléments de la GSP ont fait irruption au domicile du ministre de la Justice, Réné Bagoro, et y ont désarmé les éléments en faction. Ce mouvement s’inscrivait dans le cadre de leur grève entamée depuis le 22 octobre 2018 pour réclamer la reconstitution de la carrière des agents, la dotation en matériels spécifiques, roulant et de communication, entre autres.

Le ministre de la communication, Remis Dandjinou, a, à l’issue du Conseil des ministres ce 14 novembre 2018, indiqué que “la garde de sécurité pénitentiaire n’a pas le droit de grève même si elle a le droit de se regrouper en syndicat“. Il a enfin appelé les agents à  cesser leur mouvement. “Le Conseil invite tous les membres de ce corps paramilitaire, qui sont dans ces mouvements, à arrêter ces manifestations et à exécuter les missions qui leur sont confiées”, a-t-il terminé. 

Burkina24

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Il y a 2 commentaires

  1. C’est dommage que le syndicat ait amené certains de ses militants à agir ainsi par le simple fait que les syndicats de nos jours ne donnent même pas le minimum de formation nécessaire pour militer .Il convient que chacun sache qu’il y a au moins de la bienséance à tenir quelque soit le combat qu’on mène car ce qui est juste n’est pas soi mais universel.

  2. C’est dommage que le syndicat ait amené certains de ses militants à agir ainsi par le simple fait que les syndicats de nos jours ne donnent même pas le minimum de formation nécessaire pour militer .Il convient que chacun sache qu’il y a au moins de la bienséance à tenir quelque soit le combat qu’on mène car ce qui est juste n’est pas soi mais universel.

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