Autonomisation de la Femme : Le Burkina accueille la 7e session de la conférence ministérielle de l’OCI

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La 7e session de la conférence ministérielle sur le rôle de la Femme dans le développement des Etats membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) se tiendra à Ouagadougou les 30 novembre et 1er décembre 2018.

Après Istanbul (Turquie), c’est au tour de Ouagadougou (Burkina Faso) d’accueillir la 7e session de la conférence ministérielle sur le rôle de la Femme dans le développement des Etats membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI).  Sous le thème « Autonomisation de la Femme dans les Etats membres de l’OCI : enjeux, défis et perspectives », les ministres en charge de la promotion de la femme et du genre,  les membres du secrétariat général et les institutions affiliées et spécialisées de l’OCI, les membres du comité consultatif auprès de la conférence ministérielle sur le rôle des femmes dans le développement des Etats membres,  les représentants des institutions internationales et régionales (PNUD, ONU-femme) et leurs experts, venus des 57 Etats qui composent l’OCI vont alors s’y pencher. « C’est une première en Afrique noire »,  a précisé la ministre de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille, Laurence Marshall Ilboudo lors d’une conférence de presse le 27 novembre 2018.

« Vous savez, les femmes, d’où qu’elles soient, ont les mêmes problèmes. Il est important et capital de mutualiser nos efforts et de partager les expériences parce que nous avons les mêmes problèmes. Peut-être que les contextes diffèrent mais l’expérience qui se réussit ailleurs peut nous réussir aussi si on contextualise et on opérationnalise ces actions d’ailleurs chez nous. Il est important parce que ça fait 57 Etats donc 57 expériences à partager ensemble, à mutualiser les efforts techniques et financiers pour arriver à booster les femmes », a expliqué la ministre, l’intérêt d’une telle activité pour la femme et le genre au Burkina Faso.

Le choix qui a porté sur le Burkina n’est pas fortuit. Selon toujours son explication, « c’est au regard du respect de ses  engagements vis-à-vis de l’organisation et de la qualité de sa contribution à la question de l’autonomisation de la femme, que le Burkina Faso, a eu l’onction des Etats membres pour accueillir cette importante instance ».

Ainsi, durant ces deux jours, les échanges vont s’appesantir, à commencer du 30 novembre, sur la réunion des experts, qui sera consacrée à l’examen des documents à soumettre à la conférence ministérielle. Et le lendemain 1er décembre sera tenue la conférence des ministres dont le travail consistera à l’adoption de résolutions et recommandations.

Les recommandations issues de Istanbul seront traitées pays par pays pour voir ce que chaque pays a fait pour atteindre ces recommandations formulées, à en croire toujours la ministre. Nonobstant  cela, dit-elle, le Burkina Faso a déjà capitalisé les acquis dans quelques domaines, notamment l’accès des femmes à l’éducation formelle ou non formelle.

Entourée de quelques experts à la conférence de presse, celles-ci ont soutenu dans leurs brèves interventions être déjà là pour accompagner le MFSNF dans l’organisation de la présente session des Etats membres de l’OCI.

Il faut rappeler que l’OCI, créée en 1969, se présente comme l’une des plus grandes organisations intergouvernementales.  Elle regroupe 57 Etats dont le Burkina Faso. Le but poursuivi par cette organisation est la consolidation de la solidarité entre les Etats membres. C’est Istanbul qui abrite actuellement la présidence de la session ministérielle genre de l’OCI. Après cette 7e session, c’est le Burkina Faso qui l’abritera à son tour pendant deux ans jusqu’à la prochaine édition au Caire en Egypte.

Saga SAWADOGO (stagiaire)

Burkina24



Rédaction B24

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