SPONG : Job Booster pour plus d’employabilité des jeunes

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Job Booster est un projet porté par l’ONG néerlandaise Woord an Daad en consortium avec ses partenaires SPONG et les ONG CREDO (Christian Relief and Développement Organisation) et AEAD (Association Évangélique d’Appui au Développement . Financé par la NORAD, cette initiative vise à améliorer l’employabilité des jeunes, dans trois régions du Burkina à travers l’adéquation de la formation aux besoins des entreprises. Pour ce faire, le SPONG, lead du volet plaidoyer et influence des politiques à organisé une rencontre d’échange et d’information sur l’enjeu du dialogue multi acteurs et le plaidoyer, ce mardi 27 novembre 2018 à Ouagadougou avec des acteurs de la formation du secteur public et privé, la société civile et les centres de formation professionnelle et technique.

Job Booster s’inscrit dans la problématique de la formation professionnelle posée au Burkina. Il veut allier la formation professionnelle et l’employabilité des jeunes en orientant la formation des jeunes en fonction des besoins des entreprises.

Le métier des mines, énergie renouvelable, l’électricité bâtiment, la coupe et couture, l’électricité industrielle, la mécanique auto, la soudure, la plomberie et menuiserie, sont entre autres domaines de formation ciblés. Mais «ce n’est pas fermé. S’il y a des métiers qu’on identifie comme un besoin d’entreprise, il y aura de l’accompagnement pour que ces centres de formation intègrent cela », explique Roukiatou Ouédraogo, chargée de la communication et du plaidoyer au SPONG.

Job Booster encourage l’auto-emploi et le recyclage. «Comment on connecte ou oriente ou accompagne les jeunes à créer leurs entreprises et être des employeurs d’autres jeunes après, dit-elle avant de poursuivre. Une entreprise peut venir avec ses besoins et nous les orientons vers les centres de formation qui s’occupent de la formation des leurs agents».

Pour elle, il ne s’agira plus de former pour former mais de former en fonction des besoins des entreprises.

Sur une durée de 4 ans (2018-2022), plus de 20 000 jeunes demandeurs d’emploi issus des milieux urbains et ruraux et vulnérables  bénéficieront de ces formations. Elles concernent des jeunes de 15 à 24 ans « avec possibilité d’aller au-delà en fonction de la vulnérabilité de la personne ».

Le projet couvre trois régions du pays, le Nord, les Hauts-Bassins et le Mouhoun et 41 centres de formation sont identifiés pour les accueillir.

Roukiatou Ouédraogo, chargée de la communication et du plaidoyer au SPONG

C’est pour une absorption de ces jeunes formés que Job Booster veut mettre au cœur de son action le dialogue, le partage d’information entre secteur privé et patronat et centres de formation. « Beaucoup d’initiatives existent sur cet enjeu emploi de jeunes, avance toujours Roukiatou Ouédraogo, mais on ne se parle pas trop (…) et les jeunes se retrouvent après la formation à rechercher du travail encore».

Elle rassure par ailleurs qu’un dialogue est en cours avec les entreprises pour les amener à prendre conscience qu’il y a des centres de formation autour d’elles et qu’elles ont intérêt à se parler.

D’ailleurs, une charte de partenariat public/privé en matière de formation et d’insertion professionnelles est signée entre le ministère de la jeunesse, le patronat; le syndicat et les ONG représenté par le SPONG depuis le 15 février 2018. Cette charte prône ce dialogue avec les OSC, l’État et le secteur privé. « Comment rendre ce cadre institutionnel effectif et fonctionnel pour changer les choses ?».  Et l’un des axes centraux de Job booster sera de contribuer a relever ce défi, pour un environnement règlementaire et institutionnel favorable à l’emploi des jeunes. 

Le projet Job Booster coûtera 5 milliards de FCFA  et est financé à 70% par la coopération norvégienne de développement (NORAD) et 30% par Woord en Daad.

Revelyn SOME

Burkina24

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