11-Décembre 2018 : Célébration de la « fierté d’appartenir à un (même) pays »

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Cette année, c’est sous le sceau de l’exemplarité que la commémoration du 11-Décembre s’est tenue à Manga, la cité de l’épervier.

La veille, lundi 10 décembre 2018, dans son adresse à la nation, le président du Faso justifiait la commémoration de la date anniversaire de l’accession du Burkina à la souveraineté nationale comme étant « l’agréable occasion de saluer la mémoire des bâtisseurs de notre nation, des martyrs et des héros nationaux ».

Approché à la fin du défilé civil  et militaire ce 11-Décembre, il a indiqué  qu’il s’agissait de l’expression du « vouloir vivre ensemble » et de la « fierté d’appartenir à un (même) pays » : Le Burkina Faso, cette portion de la terre qui a connu « une grande histoire ». Ce territoire pour lequel « nos ancêtres se sont battus pour sa reconstitution ».

Depuis avril 2015, le pays est attaqué. La menace terroriste est patente. « Il nous appartient tous et toutes de faire en sorte que nous puissions maintenir ce flambeau haut », appelle le président du Faso. Lucide, il ne doute pas que les réalisations faites sous son quinquennat, qui tire vers sa fin, sont telles une goutte d’eau dans la mer. « Des défis nous attendent », admet-il.  Mais il ne se pose pas en défaitiste. « Le peuple burkinabè n’a jamais courbé l’échine devant aucune exigence. Ce ne sera pas aujourd’hui que cela va commencer », a déclaré Roch Kaboré.  

Qu’apporte chaque citoyen ?

Pour Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique (CFOP), l’accession à l’indépendance est « une conquête historique et commune » que le Burkina a obtenue après que « des hommes et des femmes avant nous ont fortement lutté ». Ce qui en fait « quelque chose de très important » pour lui.

Pour la circonstance, la Côte d’Ivoire voisine  est le pays invité d’honneur. Hamed Bakayoko, ministre ivoirien de la défense, a pris part à la commémoration. Il était accompagné par une unité de l’armée ivoirienne à la « belle cérémonie » dans la cité de l’épervier.

« J’ai vu l’expression d’un peuple qui se bat, qui lutte pour assurer un meilleur destin à ses populations. J’ai vu des forces de sécurité avec endurance, rigueur, l’expression d’un combat au quotidien contre le terrorisme pour assurer la paix et la sécurité », a-t-il commenté.   

Les attaques terroristes sont légion. A cela s’ajoutent les fortes attentes (sur les questions de transparence, de justice, de participation, d’accès à l’information et de redevabilité des gouvernants) et aspirations des populations qui se font sentir. Les marches-meetings sont de retour. Les citoyens sont devenus de plus en plus exigeants.

Parce que le poisson, selon un adage, pourrit par la tête, ils attendent de la classe politique, notamment celle dirigeante, qu’elle soit exemplaire.  « Cette situation doit nous rappeler une fois de plus, qu’au pays des Hommes intègres, les valeurs cardinales qui incarnent la démocratie et l’Etat de droit sont sacrées et ne doivent aucunement être bafouées », reconnait Siméon Sawadogo, ministre de l’administration territoriale.

Des hésitations, il n’y en a pas eu lors du choix du thème bonne gouvernance et équité sociale pour une nation forte et prospère. « C’est un thème qui se passe de commentaires. C’est un thème qui ne date pas d’aujourd’hui », commente Zéphirin Diabré. Selon lui, il est une « interpellation à ceux qui gouvernent et à tous les citoyens », car « s’il n’y a pas de bonne gouvernance, de distribution équitable des fruits de la richesse et de la croissance, il ne pas y avoir stabilité encore moins développement », alerte-il.

L’accession à la souveraineté nationale se pose ainsi en « introspection individuelle et collective » sur le mode et le modèle de gouvernance. Cela est interpellateur et la question à se poser par chaque Burkinabè, formule le président du Faso, c’est : « qu’est-ce que nous apportons au panier de la bonne gouvernance, du civisme, du patriotisme, du travail collectif pour développer le pays ? ».

Oui KOETA & Jules César KABORE

Burkina24

Oui Koeta

'The vitality of a country can also be measured through that of its journalists'

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